« Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort. Et Il redonne la vie à la terre après sa mort. Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir (à la résurrection). » (TSC[1], Al-Roum ‘Les Romains’: 19)

 

Ce verset est tiré du premier tiers de la sourate « Les Romains », une sourate révélée à la Mecque, et qui compte 60 versets après la basmallah[2]. La sourate traite principalement des principes de la foi islamique.

 

1.      Parmi les signes cosmiques dans la sourate Al-Roum « Les Romains » :

 

Les signes cosmiques mentionnés dans la sourate « Les Romains » sont nombreux. Ils sont résumés dans les points suivants :

1.      La description du champ de bataille qui vit la défaite des armées de l’empire romain byzantin face aux armées perses : « fî adnâ al-arđ ». Ce champ de bataille est qualifié par ce que l’on peut traduire de « pays le plus bas, de plus basse altitude » ou « pays voisin ». La bataille qui fut décisive dans ce conflit se produisit au fond de la vallée Wadi  Araba, dans la région de la Mer Morte, dans la vallée du Jourdain. Les études récentes ont montré que cette région est la terre émergée la plus basse qui soit sur Terre. Elle est en même temps la région la plus proche de la péninsule arabe, ou une partie de cette péninsule.

 

2.      La prédiction de la victoire des Romains sur les Perses quelques années après cette défaite cuisante, (biđ’ senîn) qui signifie dans la langue arabe entre trois et neuf ans. Et l’histoire rapporte que la défaite des Romains devant les armées perses eut lieu entre les ans 614 et 615 ap.JC, et qu’ils furent ensuite vainqueurs vers l’an 624 ap.JC.

 

3.      L’affirmation que les cieux et  la Terre ne furent créés qu’à juste raison et pour un terme fixé, et que ceci est un signe de Sa toute puissance.

 

4.      L’affirmation que c’est Allah (exalté soit-Il) qui commence la création puis ensuite la refait, et que toutes les créatures seront ramenées vers Lui.

 

5.      La mention du fait qu’Allah (exalté soit-Il) fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et redonne la vie à la terre après sa mort, et qu’ainsi sera la résurrection des créatures de leurs tombes.

 

6.      La mention du fait qu’Allah (exalté soit-Il) a créé l’homme de terre.

 

7.      Le fait qu’Il a créé l’homme (tout comme les autres créatures) en couple, et a fait du couple un refuge pour les époux, une source de tranquillité, et a établi entre les époux l’affection et la bonté.

 

8.      La mention de la variété des langages et des couleurs des hommes, et du fait qu’ils descendent tous d’un père et d’une mère uniques. Et cela est une preuve de la toute puissance créatrice de Dieu.

 

9.      La mention du fait qu’Allah (exalté soit-Il) a fait de la nuit un repos pour les hommes, tandis que la journée est faite pour qu’ils mènent les affaires de la vie. Mais en dépit de cela, Il a donné à l’homme la faculté de dormir la journée. De même qu’Il a créé des animaux diurnes, et des animaux nocturnes.

 

10.  Le phénomène de l’éclair, et son rapport avec la tombée de la pluie et le fait que la terre revive après sa mort.

 

11.  Le rapport entre la Terre et le ciel maintenu par Son ordre, et le rappel que les hommes sortiront de la terre au jour de la résurrection.

 

12.  L’affirmation que tout ce qui est aux cieux et sur Terre appartient à Allah,  et que tout Lui est entièrement soumis, que rien ne peut échapper à cette soumission. Et si certaines créatures sont désobéissantes, les atomes de leur corps sont soumis à Allah malgré eux.

 

13.  Le rappel qu’Allah (exalté soit-Il) commence la création puis ensuite la refait et qu’Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur Terre.

 

14.  Le rappel qu’il n’y a pas de changement à la création d’Allah.

 

15.  Le fait que la corruption matérielle et morale est apparue sur Terre et en mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains et le fait qu’Allah (exalté soit-Il) leur fera goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré afin qu’ils reviennent (vers Allah).

 

16.  L’envoi des vents comme annonciateurs de la miséricorde et la grâce divine, et l’importance de ces vents pour les vaisseaux qui voguent par Son ordre.

 

17.  La description très précise des nuages, des étapes de leur formation, ainsi que de la tombée des pluies.

 

18.  Le rapprochement entre la terre qui revit après sa mort, et la résurrection des morts au jour de la résurrection.   

 

19.  La mention des phases successives dans le cycle de la vie humaine, de faiblesse à force, puis le retour à la faiblesse et la vieillesse.

 

Chacun de ces points nécessiterait d’être traité en détail, mais je me contenterai ici d’aborder le cinquième point de cette liste qui aborde la question essentielle de la sortie du vivant du mort, et la sortie du mort du vivant. Mais avant de commencer, il convient de donner un bref aperçu des commentaires de plusieurs exégètes, anciens, et contemporains, sur l’interprétation de ce verset.

 

2.      Interprétation des exégètes de ces paroles d’Allah (Que Son nom soit exalté)

–ce qui peut être traduit comme : « Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort. Et Il redonne la vie à la terre après sa mort. Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir (à la résurrection). » (TSC, Al-Roum ‘Les Romains’: 19)

 

·         Ibn Kathîr (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) mentionne : Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort. »  Nous constatons la puissance d’Allah et Sa capacité à créer les choses opposées, ainsi, Allah (exalté soit-Il) mentionne la création de quelque chose et de son contraire pour montrer Sa Toute puissance : la plante qui sort de la graine, et la graine qui sort de la plante ; l’œuf de la poule, et la poule de l’œuf ; l’homme d’une goutte (de sperme), et la goutte de l’homme ; le croyant du non-croyant et le non-croyant du croyant. Allah dit : –ce qui peut être traduit comme : « Et Il redonne la vie à la terre après sa mort. »  ainsi que « Une preuve pour eux est la terre morte, à laquelle Nous redonnons la vie, et d’où Nous faisons sortir des grains dont ils mangent. »  De même Il dit –ce qui peut être traduit comme : «  De même tu vois la terre desséchée: dès que Nous y faisons descendre de l’eau elle remue, se gonfle, et fait pousser toutes sortes de splendides couples de végétaux. »  C’est pourquoi Il a dit –ce qui peut être traduit comme « Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir (à la résurrection). » 

 

·         Dans l’exégèse Al-Jalaleïn, (qu’Allah accorde Sa miséricorde à ses deux auteurs) : « Du mort, Il fait sortir le vivant » comme l’homme de la goutte de sperme et l’oiseau de l’œuf. « et du vivant, Il fait sortir le mort. »  comme la goutte de sperme et l’œuf. « Et Il redonne la vie à la terre »  avec les plantes « après sa mort » c'est-à-dire après qu’elle ait desséché.

 

Le vivant qui sort du mort et le mort qui sort du vivant dans le Saint Coran :

 

La même signification figure à quatre endroits différents dans le Coran :

1.      Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :{Tu fais pénétrer la nuit dans le jour, et Tu fais pénétrer le jour dans la nuit, et Tu fais sortir le vivant du mort, et Tu fais sortir le mort du vivant. Et Tu accordes attribution à qui Tu veux, sans compter} (TSC, Al-‘Imrân : 27)

 

2.      Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :{C’est Allah qui fait fendre la graine et le noyau: du mort il fait sortir le vivant, et du vivant, il fait sortir le mort. Tel est Allah. Comment donc vous laissez-vous détourner?} (TSC, Al-An’âm ‘Les bestiaux’: 95)

 

3.      Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :{Dis: «Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout?» Ils diront: «Allah». Dis alors: «Ne Le craignez-vous donc pas?»}(TSC, Yoûnous ‘Jonas’: 31)

 

4.      Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :{Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort. Et Il redonne la vie à la terre après sa mort. Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir (à la résurrection). } (TSC, Al-Roum ‘Les Romains’: 19)

 

3.      Indications scientifiques de ce verset :

 

Ce verset indique qu’Allah est capable de créer le vivant à partir des matières premières qui furent créées au début de la création de l’Univers et qui sont des matières mortes, puisqu’elles n’ont ni âme, ni vie. Une fois l’âme de l’être vivant arrachée, son corps redevient la matière première dont il avait été créé au début. Ainsi on peut dire qu’Allah seul (exalté soit-Il) est capable de faire sortir le vivant du mort, et le mort du vivant. Et ceci s’applique aussi bien à la première création et à la résurrection dans l’au-delà, qu’aux phénomènes intermédiaires tels que la  naissance, la croissance, la reproduction et la mort qui se perpétuent jusqu'à l’heure de la résurrection. Ces phénomènes sont régis par des lois universelles, des règles divines, immuables, perpétuelles et inchangées aussi longtemps qu’Allah le veut. Et ce n’est qu’à partir des dernières décennies du vingtième siècle que les sciences acquises par l’Homme furent en mesure de comprendre ces lois et ces règles, et le fait qu’elles sont mentionnées avec une extrême précision dans le Coran révélé il y a 1 400 ans. Ceci vient prouver que le Saint Coran ne peut être une œuvre humaine, mais qu’Il est bel et bien les paroles d’Allah, le Créateur. Ceci amène également la confirmation que Mohammed (BP sur lui) est bien le sceau des prophètes, et le témoignage que son message est véridique et qu’il est une révélation reçue et un enseignement de la part du Créateur des cieux et de la Terre. Mais avant d’aborder les indications scientifiques de ce verset, il convient de préciser la distinction entre les deux expressions : le vivant et le mort. 

 

Le vivant et le mort dans la langue arabe :

 

(Al-ħayâh), ‘la vie’ en arabe est le contraire de la mort ; et (al-ħayy), ‘le vivant’ est le contraire du mort, et (al-maħyâ) vient de la vie. On dit (aħyâhou) Allah (fa ħyyi) et (ħyi). Au pluriel (ħayoû), et (al-ħayawân) est le contraire de (al-maoutân).

D’un autre côté on trouve que (al-maout), ‘la mort ’, représente tout ce qui n’a pas d’âme, ainsi que la terre qui n’a pas de propriétaire, et dont personne ne tire profit. (Al-maout) est le contraire de la vie. On dit du vivant qui quitte la vie (mât), (yamoût), (yamât), et qu’il est (mayyet) ‘mort’. Son pluriel est (maoutâ), (amouât), (mayyetoûn), et le masculin et le féminin sont les mêmes. (Al-maytah) est ce qui n’a pas connu de croissance, et (al-mouât) est comme (al-maout) ‘la mort’. On dit :(amâtahou) Allah (maoutah). Et (al-moustamît) est celui qui s’expose aux dangers jusqu'à la mort ; (al-moutamâout) est celui qui fait semblant d’être mort par duplicité ; on dit du sommeil qu’il est une mort légère ou temporaire, et de la mort qu’elle est un sommeil profond et permanent jusqu'au jour de la résurrection. 

 

Ce qui est mort dans notre univers :

 

La partie que nous percevons de l’Univers est constituée en majorité d’hydrogène gazeux qui représente plus de 74% de la matière de l’Univers visible. L’hydrogène est l’élément le plus léger, le moins complexe puisqu’il a la structure la plus simple et ce n’est pas une matière vivante. Après l’hydrogène, c’est le gaz hélium qui suit, du point de vue de l’abondance dans l’univers visible, et qui constitue 24% de la matière de l’univers visible. C’est le deuxième élément connu, et il se forme dans le soleil par la fusion de quatre noyaux d’atomes d’hydrogène avec émission d’énergie. Cela signifie que le reste des éléments connus, et dont le nombre dépasse la centaine, représente moins de 2% de la matière de l’univers visible, matière qui n’est pas vivante. Cette remarque conduisit à la déduction correcte que tous les éléments furent constitués par l’union de noyaux d’atomes d’hydrogène lors d’une réaction appelée fusion nucléaire. Cette réaction a lieu dans les étoiles du ciel que l’on peut considérer comme des fours atomiques cosmiques dans lesquels se forment les éléments progressivement, du plus léger qui est le gaz hydrogène par une réaction de fusion nucléaire, jusqu'à ce que cette chaîne de réactions produise l’élément fer dont la production n’a lieu qu’à l’intérieur de ces étoiles géantes, à des phases d’incandescence intense (supernova). Et une fois le coeur de la supernova transformé en fer, son énergie est épuisée et l’étoile géante explose. Ses débris se dispersent dans l’espace pour entrer, par la détermination divine, dans le champ de gravitation de corps célestes, sous forme de météorites et d’étoiles filantes. Il arrive que des noyaux d’atomes de fer soient absorbés par des particules élémentaires de matière, par la détermination divine, c’est alors que se forment des éléments plus lourds que le fer et de structure plus complexe.

 

Les atomes se sont formés par l’union des noyaux atomiques des éléments avec les électrons. Les molécules proviennent de l’union de plusieurs atomes. Et les composés sont formés de molécules.

Lorsque la Terre se sépara du soleil (ou de la nébuleuse dont s’est formé le soleil), celle-ci n’était qu’un tas de cendre ne comprenant aucun élément plus lourd que le silicium. Puis s’abattirent sur la Terre des pluies de météorites et de comètes de fer contenant certains éléments plus lourds que le fer. Cette matière de haute densité migra vers le centre de la Terre (qui n’était qu’un tas de cendre à ce stage primaire) et fondit. Cette fusion produisit la différenciation de la Terre en sept enveloppes : un noyau solide, la gaine interne, composée majoritairement de fer et de nickel, puis un noyau liquide externe composé majoritairement de fer et de nickel également, puis quatre enveloppes consécutives dans lesquelles la proportion de fer diminue de l’intérieur vers l’extérieur, puis la croûte terrestre rocheuse comprenant 5.6% de fer. Lors de cette différentiation se sont formés les composés métalliques qui composèrent les roches primaires (magmatiques), avec lesquelles débuta le cycle des roches. A partir des roches magmatiques se sont formées les roches sédimentaires et les roches métamorphiques. Avec la formation des roches magmatiques, par les intrusions magmatiques et les éruptions volcaniques, Allah (exalté soit-Il) a fait sortir de la terre son eau ainsi que son atmosphère gazeuse. Et ces trois enveloppes, rocheuse, aqueuse et gazeuse, sont toutes composées de matière morte n’ayant ni âme ni vie.

 

On estime que l’âge de la Terre est de l’ordre de 4 600 millions d’années, alors que la plus ancienne trace de vie sur Terre remonte à environ 3 800 millions d’années. Cela signifie qu’il aura fallu au moins 800 millions d’années à la Terre pour être prête à recevoir la vie. Certes il suffit à Allah (exalté soit-Il) de dire « sois ! »  pour que la chose soit, mais par cette progression par étapes, l’homme est sensé déchiffrer les lois divines de la création, pour les appliquer à juste escient dans la construction et le développement sur Terre, afin de mener à bien ses devoirs de gérant (khalîfah).

 

Les vivants sur Terre :

 

Les différentes formes de vie connues, présentes sur Terre, dans les mers, et dans les airs, représentent des milliards de milliards d’individus qui proviennent de quelques deux millions d’espèces du vivant. Ces espèces sont classées en six règnes : les monères, les protistes, les champignons, les végétaux, les animaux et les hommes qui se divisent chacun en un certain nombre d’embranchements, de classes, d’ordres, de genres, et d’espèces.

Les spécialistes estiment à partir du rythme des découvertes actuelles, que le nombre total d’espèces du vivant s’élève à cinq millions d’espèces différentes, celles ayant vécu sur Terre mais aujourd’hui disparues, plus celles qui sont vivantes à ce jour. Chaque espèce représente des milliards d’individus. La durée de survie moyenne d’une espèce varie entre 500 000 ans  et 5 millions d’années. Et Allah (exalté soit-Il) a doté chacune des espèces vivantes de la capacité d’effectuer toutes les opérations vitales telles que la nutrition, l’aptitude à métaboliser la nourriture, à évacuer les déchets, ainsi que la respiration, la croissance, la reproduction, le mouvement (à l’exception des végétaux), la sensation, ainsi que toutes les caractéristiques servant à distinguer les vivants des morts dans notre univers concevable.

 

Le vivant sort du mort

 

Ni la création de l’univers, ni celle de la vie, ni celle de l’homme, ne sont à la portée de la connaissance de l’Homme (ghayb). A ce sujet Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :

« Je ne les ai pas pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de la création de leurs propres personnes. Et Je n’ai pas pris comme aides ceux qui égarent. » (TSC, Al-Kahf ‘La caverne’: 51)

Mais dans le Saint Coran notre Seigneur (exalté soit-Il) nous dit également –ce qui peut être traduit comme :

 « Dis: «Parcourez la terre et voyez comment Il a commencé la création. Puis comment Allah crée la génération ultime. Car Allah est Omnipotent». » (TSC, Al-‘Ankaboût ‘L’araignée’: 51)

 

Ces deux versets montrent donc clairement que, bien que la création fasse partie du domaine de ce qui est inaccessible à la connaissance humaine (ghayb), et bien qu’aucune créature n’en ait été témoin, Allah (exalté soit-Il) dans Sa clémence envers nous, a conservé pour nous dans les roches terrestres et dans le ciel, des témoignages perceptibles, susceptibles d’aider l’homme à concevoir le comment de la création. Cependant les conceptions sont affectées par la personnalité de leurs auteurs, c’est pourquoi les théories sur la création sont si nombreuses. Mais le musulman trouve, à la lumière divine des versets coraniques, et des hadiths ŝahih (authentiques) du Prophète (BP sur lui), ce qui peut l’aider à choisir parmi ces conceptions et ces théories, celle qui est en accord avec le texte coranique ou les hadiths ŝahih ou avec les deux. Cette théorie devient alors vérité, faisant ainsi triompher la science grâce au Saint Coran ou grâce au noble hadith prophétique et non pas l’inverse. Et seul le musulman peut accéder à ce stade de la connaissance.

 

Les partisans de l’athéisme parlent de l’évolution chimique, puis de l’évolution organique. Nous, les musulmans, n’avons pas d’objection à cela, car la sagesse guide le croyant. Là où il la trouve, il est le premier à la suivre comme nous l’a enseigné le Prophète (BP sur lui). Si l’on entend par évolution le peuplement progressif de la Terre par des types de créatures en nombre croissant et de structure de plus en plus complexe, ceci est une vérité prouvée, confirmée par l’observation, et étayée par des arguments. Mais à partir de cette observation juste, les ennemis de la religion ont déduit trois résultats totalement erronés :

 

1.      L’allégation selon laquelle le hasard serait à l’origine de la première création :

L’observation expérimentale minutieuse contredit cette allégation et la réfute. En effet cette hypothèse suppose que la structure de l’acide aminé (brique de la molécule protéinique, elle-même brique de la cellule vivante) est le fruit du hasard. Elle suppose également que l’union de ces acides aminés pour former 200 000 différents types de molécules protéiniques est le fruit du hasard, et que ces protéines réunies par hasard ont formé la première cellule vivante. Cette cellule qui s’est ensuite ramifiée aurait donné des millions d’espèces vivantes comprenant des milliards d’individus par le fruit d’un pur hasard. Or l’observation expérimentale montre que les acides aminés, de même que les molécules protéiniques, ont une structure si complexe, des liaisons atomiques et moléculaires si élaborées, que le hasard ne peut en aucun cas être à l’origine de leur formation… !!

 

2.      L’allégation selon laquelle le hasard serait à l’origine de l’évolution progressive de la création:

L’observation scientifique minutieuse réfute également cette allégation. En effet chaque espèce du vivant possède un nombre déterminé de chromosomes support de son génotype qui détermine ses caractères, et ses activités telles que la division et la reproduction. Ce génotype est si élaboré et si complexe qu’il est impossible qu’il ait été constitué par hasard.

D’autre part, la perfection dans l’évolution progressive des formes de vie peuplant la Terre est remarquable. Chaque étape du vivant a joué un rôle dans la préparation de la Terre pour l’étape suivante. Et cette organisation ne peut en aucun cas être le fruit du hasard. De plus, il existe des interruptions dans les traces du vivant fossilisé qui confirment la thèse de la création, et réfute la thèse du hasard.

 

3.      L’allégation selon laquelle le hasard serait à l’origine de l’apparition de l’Homme à partir de cette longue chaîne de créatures

Cette allégation, en contradiction avec l’observation scientifique, n’est autre qu’un refus délibéré de reconnaître l’existence du Créateur (exalté soit-Il). En effet, la singularité du génome de l’homme, le nombre déterminé de ses chromosomes, ainsi que les caractères morphologiques et les capacités mentales par lesquelles Allah (exalté soit-Il) a distingué l’Homme, tout ceci contredit cette allégation et la détruit. Le squelette de l’homme, qui le distingue de toute créature supérieure le précédant, suffit à lui seul à démentir cette allégation et cette fraude. En effet une telle différence ne peut avoir eu lieu durant la courte période qu’a vécue l’Homme sur Terre. Ajoutons à ceci l’aptitude de l’Homme au langage et à ses diverses techniques, sa capacité à éprouver des sentiments, des émotions et à les exprimer, sa faculté d’acquérir des connaissances et des techniques et de les apprendre, tout ceci confirme que l’homme est une créature à part, qui diffère de toutes les formes de vie qui le précèdent.

 

Et la division et la duplication du génome humain confirment que l’espèce humaine descend d’un père unique, Adam (paix sur lui). Sans compter que la structure élaborée de la cellule vivante et la précision et la minutie de son fonctionnement en dépit de sa taille dérisoire (moins d’un dix millionième de millimètre cube) viennent également contredire les allégations. La cellule possède une paroi qui ressemble à une immense muraille pourvue de portails ouvrant ou fermant avec une précision prodigieuse. Elle possède une armée défensive, une armée offensive, et une armée de réserve. Elle est dotée de mécanismes mettant en jeu des interactions électromagnétiques. Elle a des responsables de l’approvisionnement. Elle est capable de fabriquer plus de 200 000 types de protéines. Elle a des relations internes parfaitement organisées, et des relations externes avec les autres cellules présentes autour d’elle. Elle possède une séquence génétique qui tient du prodige et tant d’autres caractéristiques que l’on ne saurait citer toutes. Est-il impossible que le hasard soit responsable de tout cela ??

 

Et la création de la cellule vivante, à partir d’éléments non vivants de la terre, puis sa création une deuxième fois au jour de la résurrection, constituent les exemples les plus frappants du phénomène du vivant sortant du mort auquel fait allusion le verset coranique. Parmi les exemples sur le même sujet, on peut citer le fait que le Créateur, par Sa détermination, a doté toute créature vivante de la remarquable faculté de transformer les éléments de la terre et les molécules d’eau et d’air (qui sont toutes des matières non vivantes) en matières vivantes. C’est le cas de la photosynthèse dans les végétaux verts qui puisent les minéraux du sol, l’eau de la terre, le dioxyde de carbone de l’air et l’énergie du soleil, en présence d’un pigment vert, la chlorophylle, ou d’autres pigments végétaux et de certains enzymes secrétés par les végétaux,  pour former des hydrates de carbone tels que le sucre, l’amidon, la cellulose, qui sont des substances très importantes car elles constituent les composants essentiels de la structure des différentes parties des plantes, ainsi que la nourriture des hommes et des animaux.

 

Chez l’homme comme chez l’animal, et chez certains végétaux, les substances nutritives telles que les hydrates de carbone se transforment en protéines qui sont des composés organiques formés de molécules complexes où les atomes de carbone et d’hydrogène forment des liaisons avec les atomes d’oxygène et d’azote, et parfois avec des atomes de soufre et de phosphore. Tous les tissus vivants chez l’homme comme chez l’animal sont composés de protéines. Celles-ci constituent les unités fondamentales de la structure de toute cellule vivante. Les protéines ont un rôle d’entretien et de transport, dans les muscles, les os, dans le transport du sang et des messages nerveux, dans la catalyse des réactions biochimiques dans les cellules comme c’est le cas des enzymes et des hormones qui sont toutes des protéines.

Le corps des créatures vivantes se renouvelle en permanence à l’exception des cellules nerveuses. Le corps humain perd en moyenne chaque seconde environ 125 millions de cellules qui sont détruites et meurent, tandis que de nouvelles cellules se forment aussitôt.

 

C’est ainsi que le vivant sort du mort, et le mort sort du vivant, puisque les substances mortes se déplacent entre la terre, l’eau, l’air, et l’énergie venant du soleil pour créer les substances nécessaires à la construction de la cellule vivante telles que les hydrates de carbone, les protéines et autres substances servant à la construction de la nouvelle cellule lors de la croissance et lors de la reproduction. Et lorsque cette créature vivante meurt, ses composants retournent à la terre, à l’eau, et à l’air. C’est ainsi qu’Allah (exalté soit-Il) fait sortir le mort du vivant. Et ce n’est qu’à la fin du vingtième siècle que l’homme a compris ces vérités. Gloire à Celui qui fit descendre le Coran avec Sa science. Il le révéla au sceau des prophètes et messagers (BP sur lui), pour qu’il soit un argument contre nos contemporains qui furent séduits par la science et ses succès, ainsi qu’un argument contre ceux qui nient que le Coran contient les paroles du Seigneur, ceux qui nient la prophétie du sceau des prophètes et messagers (BP sur lui). C’est un argument confondant pour tous les incroyants, associateurs[3] et sceptiques… Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Et Allah est souverain en Son Commandement: mais la plupart des gens ne savent pas » (TSC, Yoûssouf ‘Joseph’: 21).

 

 

 



[1] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)

[2] Formule qui débute toutes les sourates exceptée la 9ème (NdT)

[3] Ceux qui associent à Allah d’autres que Lui; cela comprend ceux qui adorent et vénèrent les idoles, les astres, les intermédiaires, les Anges, les héros, les grands hommes, etc. (NdT)