Ce saint verset
vient au début de la Sourate d’ ‘Al Baqara’, une sourate médinoise composée de
deux cent quatre-vingt-six (286) versets outre la Basmalah[2].
C’est pourquoi elle est la sourate la plus longue du Coran Sacré, et la première
sourate après la Fatiha selon le classement des sourates du Livre Saint “Al
Moshaf Al Sharif”.
Le Prophète (BP sur
lui) l’a admirablement glorifiée en proclamant parmi ses mérites que Satan
abhorre toute maison où l’on récite cette sourate.
L’axe principal de
la sourate tourne autour de nombre de principes islamiques, de questions
relatives au culte, des normes régissant la morale et les lignes de conduite
ainsi que des piliers assurant la stabilité de la foi, dont entre autres
:
1.
Croire en Allah (que
Son Nom soit Béni et Exalté), le Dieu Unique (sans associé ni semblable
ni concurrent), croire en Ses Anges, en Ses Livres Sacrés, en Ses Prophètes et
en le Jour du Jugement Dernier ;
2.
Croire en l’unité du
genre humain sans discrimination, qu’elle soit à base ethnique, raciale ou de
n’importe quelle autre nature, étant donné que l’Humanité entière tire son
origine d’Adam et d’Eve (que la Paix et le Salut leur soient accordés.)
3.
Adhérer aux cinq
piliers de la Religion, à savoir :
a. L’attestation qu’il
n’y a aucune autre divinité qu’Allah (sans associé ni semblable), et que
Mohammad est le Messager d’Allah;
b. L’accomplissement de
la prière;
c.
Le versement de
l’aumône légale “Az-Zakât”;
d. Le jeûne du Ramadan;
et
e. Le pèlerinage une
seule fois si l’on possède les moyens.
4.
Eviter toute
distinction entre les Messagers d’Allah, sachant que c’est exclusivement à Allah
de marquer Sa préférence pour un de Ses messagers par rapport à l’autre; et
couronner la croyance en ces Messagers, dans leur totalité, par la croyance en
le dernier des Prophètes, notre maître Mohammad (BP sur lui), de même
qu’en la mission finale qui lui fut révélée et qui fut préservée dans le Saint
Coran et dans son honorable Sunna.
1.
Verset
2 : Confirmant que le Saint Coran est un livre duquel aucun être ne peut douter
qu’il vient de la part d’Allah. Les recherches scientifiques le prouvent au fur
et à mesure de chaque mot, chaque lettre, et chaque signe qui y
figurent.
2.
Verset
10 : Faisant référence aux maladies qui atteignent effectivement le coeur dont,
entre autres, la peur, la méfiance et le doute, et ce, dans un temps où aucune
de ces maladies n’était encore connue.
3.
Verset
17 : Faisant la distinction entre la lueur, la lumière et le feu, et établissant
la comparaison entre les ténèbres et la lumière, ce qui représente en soi une
des vérités scientifiques que l’Homme n’a pu explorer que
récemment.
4.
Verset
19 : Désignant l’averse, pour ainsi dire la pluie abondante, surtout la nuit
quand il pleut à torrent. Ce fracas terrestre de pluies chargées de tonnerre,
d’éclairs, de foudres et de tempêtes. Tout un amalgame unique de phénomènes
cosmiques qui n’ont été compris que dernièrement.
5.
Verset
20 : Faisant référence à la perte de la vue si l’on fixe les yeux sur la lumière
de l’éclair, tout en soulignant que l’ouïe passe avant la
vue.
6.
Verset
21: Attestant qu’Allah (que Son Nom soit Béni et Exalté) est le créateur
de toute chose dans l’univers.
7.
Verset
22 : Faisant référence au nivelage de la terre et son aplanissement, à
l’édification perfectionnée et robuste du ciel, à la pluie que donnent les
nuages et qui est à l’origine de la poussée d’une diversité de fruits, puis à
l’interdiction de l’idolâtrie.
8.
Verset
26 : Offrant l’exemple du moustique et tout ce qui le dépasse, étant donné qu’il
est un des insectes particulièrement singularisés par la minutie de la
composition de son corps.
9.
Verset
29 : Mettant en relief le fait que la mort est à la fois préalable à la vie et
lui est postérieure, et qu’Allah a créé tout ce qui est sur terre puis a orienté
Sa volonté vers le ciel et créa sept cieux superposés, qu’Il est au courant de
toutes choses.
10.
Verset
50 : Attestant l’épisode de la mer qu’Allah a fendue pour Moïse
(que le Salut lui soit
accordé ainsi qu’à notre prophète) en deux, lequel
fut sauvé avec ses compagnons alors que Pharaon a péri avec ses soldats; des
réalités que l’Histoire a rapportées plus tard.
11.
Verset
60 : Confirmant l’épisode du jaillissement de douze sources d’eau du rocher
d’une seule frappe du bâton de Moïse (que le Salut lui soit
accordé) sur la rive Est de l’archipel de Suez, dans
la région connue de nos jour sous le nom de ‘sources de
Moïse’.
12.
Versets
115 et 142 : Employant le couchant et le levant (l’Est et l’Ouest) comme
définition de l’univers entier.
13.
Versets
144, 149 et 150 : Faisant référence à la désignation de la mosquée sacrée comme
direction (Qibla) de tous les Musulmans, cette mosquée dont la science a affirmé
sa centralité par rapport à la terre ferme.
14.
Verset
164 : Faisant référence à la création des cieux et de la terre, à la succession
alternée de la nuit et du jour, aux vaisseaux qui naviguent en mer, chargés de
biens avantageux aux gens, à la pluie qui tombe du ciel pour irriguer la terre
une fois morte, et désaltérer les animaux de toute espèce, qu’Allah répand, aux
vents dont les forces et les directions sont variables, aux nuages assujettis
entre le ciel et la terre, le tout servant de signes et de preuves qu’Allah a
donnés à ceux qui sont doués de raisonnement et d’intelligence.
15.
Verset
189 : Confirmant que les nouvelles lunes permettent de compter le temps pour les
transactions de la vie courante des gens et déterminent les dates du Pèlerinage
“Al Hadjj”.
16.
Verset
219 : Mettant en exergue les dommages que l’alcool et les jeux de hasard
comportent, des dommages qui sont bien plus importants que toute utilité qui
pourrait en être tirée.
17.
Verset
222 : Soulignant le mal que causent les menstruations des
femmes.
18.
Verset
265 : Confirmant que si une Djannah (un jardin épais aux branchages touffus) sur
une colline surélevée reçoit une averse (une pluie abondante), elle donnera deux
fois plus de fruits. Ceci ne lui est pas nuisible puisque la menace d’être
éventuellement noyée par les torrents n’existe pas, et ce du fait de sa
surélévation, de sorte que la décrue de l’eau se fait rapidement une fois le
jardin ayant eu sa suffisance d’eau.
D’autre
part, même si elle ne reçoit que peu d’eau, cette rosée (la pluie fine ou cet
embrun) lui est suffisante pour irriguer ses plantes et faire pousser ses
fruits.
Ceci
signifie que ce jardin s’épanouira donc et donnera ses fruits que l’eau soit
abondante ou rare.
On
assiste ainsi à une assimilation basée sur une réalité scientifique bien
établie. L’assimilation de ce jardin aux aumônes des croyants sincères qui ne
sont jamais vaines puisqu’elles sont faites de bon coeur dans le but d’être
agréées d’Allah, et qu’elles trouvent leur source dans la foi : ce qui est
chez Allah s’épanouit et s’améliore quelque soit sa quantité, exactement comme
le jardin qui s’épanouit sur la colline et profite aussi bien d’une eau
abondante que d’une eau rare.
Chacune
de ces questions nécessite d’être traitée indépendamment de l’autre. C’est
pourquoi je vais limiter mon discours pour l’instant aux deux versets 21 et 22
de la sourate d’Al Baqara, lesquels soulèvent cinq questions déterminées, à
savoir :
1.
L’attestation
qu’Allah (que Son Nom soit Béni et Exalté) est le créateur de toutes les
créatures.
2.
Le
nivelage de la terre et son aplanissement.
3.
L’édification
du ciel de façon perfectionnée et robuste.
4.
La
précipitation de la pluie du ciel.
5.
Le
surgissement des fruits grâce à l’eau.
Tout
ceci aboutit à une conclusion finale interdisant l’idolâtrie, et cela de façon
catégorique.
Avant
d’entamer l’examen de chacune de ces questions, il me parait impératif de passer
en revue les propos de nombre d’exégètes classiques et contemporains au niveau
de l’interprétation de ces deux versets.
{ C’est Lui qui vous
a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit; qui précipite la pluie du ciel,
et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir, ne Lui
cherchez donc pas des égaux, alors que vous savez (tout
cela). } (TSC,
‘Al-Baqara’, ‘La Vache’ : 22).
L’auteur
du “À la Lumière du
Coran” « Al-Dhilâl » (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) avance
comme exégèse de ces deux versets ce qui suit: « C’est l’appel adressé à
l’ensemble des humains pour adorer leur Dieu qui les a créés de même que leurs
antécédents, leur Dieu qui S’est singularisé par la création et doit être par la
suite Singularisé par l’adoration. Cette adoration a un objectif à atteindre,
c’est celui qu’exprime le verset :{Ainsi atteindriez vous à la
piété}. »
Ainsi
atteindriez-vous peut être cette image exclusivement sélectionnée parmi les
autres images de l’humanité, celle des adorateurs d’Allah, ceux qui craignent
Allah, qui se sont acquittés du droit de la divinité créatrice, et ont
exclusivement adoré le Créateur, le Seigneur de toutes les générations qu’elles
soient contemporaines ou révolues, le créateur de tout le monde, et Celui qui
pourvoit à leur subsistance provenant de la terre et du ciel, sans concurrent ni
associé : {C’est Lui qui vous a fait la terre pour
lit}.
Une expression qui
dénote de l’aisance au niveau de la vie que les hommes mènent sur cette terre et
sa préparation pour qu’elle leur serve de foyer confortable et refuge sûr, juste
comme un lit. Un lit tellement fréquenté par les gens qu’ils finissent par
l’oublier, oublier ce qu’Allah leur a aplani, oublier cette harmonie dont Allah
a dotée la terre pour assurer à ces gens les sources de gagner leurs vivres, les
moyens de repos, et les biens de consommations soumis à leur
usage.
Sans cette harmonie,
la vie sur la planète n’aurait jamais eu lieu avec tellement d’aisance et de
tranquillité. Il suffit qu’une seule lacune se présente au niveau des éléments
composant la vie sur cette planète pour priver ces gens de vivre dans un
environnement qui pourrait leur assurer la vie.
Si un seul élément
composant l’air manquait d’un seul degré de son niveau prédéterminé, les gens
auraient trouvé une grande difficulté à respirer, même si la vie leur eut été
accordée.
Premièrement
: {C’est Lui qui vous a fait la terre pour lit}
La surface de la
superficie du globe terrestre est estimée à 510 million km2 environ,
dont :
1.
29% (environ 149
millions Km²) est sol,
2.
71% (environ 361
millions Km²) est couverte de vastes étendues d’eau, dont la moitié (environ
173,6 millions Km²) est composée de plateaux continentaux : des zones
inondées par l’eau bordant les continents.
L’énormité des
dimensions de la terre lui donne l’aspect d’une surface aplanie, relativement à
la vue de l’homme et à ses aptitudes de perception
sensible.
Or, la surface du
sol, de même que celle des fonds des mers et des océans, n’est pas complètement
aplanie car chacun d’entre eux fait de sinuosités, engendrant une variété de
reliefs.
Il est à noter que
:
1.
La hauteur du plus
haut sommet sur la surface terrestre, le sommet Everest, est estimée à 9 Km
environ (8 848 m),
2.
Alors que la
profondeur du point le plus bas au niveau souterrain, le bassin de la Mer Morte,
est à environ 400 m au dessous de la surface de la mer. C’est que le fond de la
Mer Morte, dont le point le plus profond atteint environ 800 m au dessous du
niveau de la mer, est considéré comme une partie de la terre étant donné que
c’est une mer fermée.
3.
D’autre part, le
plus profond des fossés des océans, (le fossé des Mariannes du Pacifique en
bordure de l’archipel des Philippines) atteint un peu plus de 11 Km (11,33 Km)
de profondeur.
Ceci dit, la
différence entre le point le plus élevé et le point le plus profond par rapport
à la surface du globe terrestre atteint environ 20 Km (19,881
Km).
Proportionnellement
au rayon de la terre (dont la moyenne est estimée à 6 371 Km), il s’avère que
cette différence entre le point le plus élevé et le point le plus profond
relativement à la surface du globe terrestre dépasse à peine 0,3% de la longueur
de son rayon.
Si l’on calcule
d’une part la différence entre :
1.
La moyenne de la
hauteur du sol (qui atteint environ 840 m au dessus du niveau de la mer),
et
2.
La moyenne des
profondeurs des mers et des océans (qui est estimée de 3 729 à 4 500
m)
Et si l’on calcule
d’autre part le pourcentage de cette distance par rapport au rayon de la terre
qui atteint environ 6 371 m
è Il en
résultera une proportion estimée à 0,007% environ.
Laquelle
représente le comble du nivelage et de l’aplanissement de la surface terrestre,
notamment si l’on réalise que le sol existait à l’origine sous forme de chaînes
montagneuses extrêmement raboteuses; puis Allah a soumis les divers processus
géomorphologiques partant de la météorisation et l’érosion, et passant par le
transport et la sédimentation, afin d’aboutir en fin de compte à l’aplanissement
de ces chaînes de montagnes réduites ainsi qu’à quelques collines d’une altitude
limitée ou moyenne et à des plaines étendues, fondues par les vallées et les
cours d’eau qui transportent leurs sédiments aussi bien vers les plaines et les
bassins que vers les mers et les océans.
Tout un processus de
ruissellement qui engendre à son tour d’énormes paraboles morainiques entre
émergées et immergées, lesquelles avancent en direction des mers où elles
versent les cours d’eau qui les transportent.
C’est ainsi que
s’achèvent les processus géomorphologiques de la surface terrestre, une fois le
niveau de celle-ci ayant atteint celui de la mer, sous cette forme de plaine
érosive et étendue.
Cette lutte ardente
engagée entre les processus internes constructeurs de la surface terrestre et
les processus extérieurs destructeurs, vise essentiellement à maintenir une
certaine équivalence entre le niveau de la surface de la terre et celui de la
mer, et ce au cours de cycles consécutifs que l’on appelle “les cycles
morphologiques de la surface terrestre ” ou “les cycles de l’érosion
”.
Poursuivant leur
combat à outrance, ces cycles se sont déroulés depuis au moins 4,6 milliards
d’années jusqu’à ce que la surface terrestre soit devenue nivelée et aplanie
tout comme un lit destiné à l’Homme et aux autres
créatures.
C’est ainsi qu’il
est devenu possible que les goulets et les sentiers soient frayés, et que les
cours d’eau, les rivières internes, les fosses et les bassins soient formés.
Toute une dynamique est de ce fait mise en place, et continuera à fonctionner
jusqu’à ce qu’Allah, le Très haut, hérite de cet univers et de tout ce qu’il
contient. Il s’agit d’un échange éternel entre le sol et la mer (les continents
et les océans), entre les éminences et les dépressions de terrains, entre les
cycles mécaniques des roches, entre tous ces autres processus soumis à la
volonté d’Allah et oeuvrant avec ardeur afin d’accommoder la terre à agréer la
vie jusqu’au jour du Jugement Dernier.
Au cours de ces
cycles où s’alternent construction et démolition, se sont formés des plaines
fertiles, des sols riches, divers gisements de métaux, des roches au sein
desquelles s’est accumulée, au cours de millions d’années, une multitude des
richesses de la terre. Le taux d’accumulation des sédiments varie entre cent et
deux cents ans pour former un seul centimètre de l’épaisseur des couches
sédimentaires, alors que le taux d’érosion varie entre trois ans et trois cents
ans afin de produire l’usure d’un même centimètre de la masse des roches
sédimentaires. Ce qui signifie que les processus de l’aplanissement de la
surface terrestre, jusqu’à ce qu’elle soit devenue accommodée au peuplement, ont
consommé un temps et une énergie dont l’Humanité entière ne pouvait jamais
s’acquitter. D’où la grâce qu’Allah, le Tout Puissant, nous octroie en nous
disant –ce qui peut être traduit comme
: {C’est Lui qui vous a fait la terre pour
lit}.
C’est ainsi que
s’impose donc la conclusion que c’est exclusivement à Allah que s’attribue la
divinité unique et le pouvoir absolu de créer à merveille.
Deuxièmement
:{Et le ciel pour toit}
Allah, que Son Nom
soit Béni et Exalté, nous a
octroyés la grâce de faire de ce ciel élevé au dessus de nous un édifice
extrêmement perfectionné malgré l’énormité de ses dimensions, la multiplication
des astres et la propagation d’une variété de matières et d’énergies qu’il
renferme; et ce par l’intermédiaire de nombre de forces dont Allah, que Son Nom
soit Béni et Exalté, a doté chacune des particules de cette voûte céleste, dont
entre autres :
1.
Des Forces
Nucléaires Intenses : qui maintiennent
les particules préliminaires de la matière “les nucléons” à l’intérieur du noyau de l’atome, faute
de quoi les noyaux des atomes n’auraient jamais eu lieu, et l’univers aurait
demeuré parsemé d’une multitude de particules préliminaires totalement
insignifiantes.
2.
Des Forces
Nucléaires Faibles : qui maintiennent
les particules préliminaires de la matière “les noyaux” à l’intérieur des
atomes mêmes, autrement les atomes n’auraient jamais été composés, et l’univers
aurait été jonché uniquement des noyaux des atomes de la
matière.
3.
Des Forces
Electromagnétiques : qui maintiennent
les atomes de la matière à l’intérieur de chacune des molécules et des
composantes de celle-ci. D’ailleurs, ce sont ces forces qui donnent lieu à la
radiation électromagnétique sous forme de photons d’énergie ou ce que l’on
appelle “le flux lumineux”, faute de quoi l’univers aurait été plein
d’atomes d’éléments en vrac, et les molécules, les composantes, la lumière et la
chaleur n’auraient jamais existés. Par conséquent, la vie aurait été donc
impossible.
4.
Des Forces
d’Attraction : se sont les
forces de cohérence qui retiennent les bouts du ciel avec tous ses astres et ses
divers amas galactiques. En l’absence de ce lien indissoluble, dont Allah (que
Son Nom soit Béni et Exalté) a doté tous les astres de l’univers, la terre
n’aurait jamais existée, le ciel non plus. Si ce lien disparaît, cela
entraînerait nécessairement le morcellement de l’univers et l’écroulement de ses
composantes, d’où la volonté et la grâce divine de rendre cette voûte céleste un
toit.
Troisièmement:
{Qui précipite la pluie du ciel}
C'est-à-dire, qui
précipite à travers les nuages l’eau douce et savoureuse, étant donné que
l’unique source d’eau pure sur terre est celle des eaux de pluie, et ce car
depuis qu’Allah, que Son Nom soit Béni et Exalté:
1.
A fait jaillir l’eau
souterraine de ses profondeurs sous forme de vapeur qui s’évapore avec les
éruptions volcaniques,
2.
Puis l’a condensée
dans le domaine atmosphérique de la gangue gazeuse enveloppant la terre,
laquelle se refroidit proportionnellement à l’altitude,
3.
Et en fin de compte,
Il la rend sous forme de pluie qui s’écoule sur la surface terrestre et en
déborde pour inonder ses bassins, donnant lieu ainsi à la formation des mers et
des océans,
4.
Ensuite de quoi, le
cycle de l’eau autour de la terre s’amorce, sachant que la quantité d’eau qui
s’évapore de la terre vers son enveloppe gazeuse est 380 000 Km3 par
an, dont la majorité s’évapore des surfaces des mers et des océans (320 000
Km3) et le reste s’évapore des sols (60 000
Km3).
5.
Tout ce qui
s’évapore de la terre en s’élevant vers la gangue gazeuse y retourne donc à
nouveau, grâce à la volonté et la détermination d’Allah, sous forme de pluies
qu’Il précipite d’une part sur les sols, et d’autre part sur les mers et les
océans (284 000 Km3).
Au cours de ce
cycle, le sol reçoit annuellement 36 000 Km3 des eaux des mers et des
océans sous forme de pluies qui s’écoulent sur la surface terrestre pour y
assumer des fonctions vitales importantes, puis se répandent ensuite dans les
mers et les océans. Et toute l’eau emmagasinée au dessous de la surface
terrestre, quoiqu’ abondante, trouve son origine dans les eaux de pluie.
Au cours de ce cycle
miraculeux de l’eau autour de la terre, l’eau bouge vers la gangue gazeuse de la
terre pour se purifier des sels et des impuretés qu’elle comporte, puis retourne
à la terre sous forme d’eau pure.
Ce cycle s’étend sur
1 Km de profondeur au dessous du niveau de la mer et 15 Km d’hauteur, donnant
lieu ainsi à la purification de l’eau, à l’adoucissement du climat, à
l’assurance de différents degrés d’humidité, à l’abreuvage de l’Homme, des
animaux et des plantes, à la sustentation des fleuves, des ruisseaux, du sol
superficiel et des réservoirs d’eau souterraine, visant ainsi à
:
1.
Multiplier la
quantité d’eau, tout en renouvelant graduellement sa suavité,
2.
Rattraper l’eau qui
déborde de la surface terrestre ou en émane,
3.
Effriter les
roches,
4.
Former les rochers
et former le sol et les roches sédimentaires, et
5.
Former nombre de
gisements de métaux, de roches et de matières premières
économiques.
Cependant, ces eaux
de pluie qui, jusqu’alors, sont la source de biens et de miséricorde, peuvent
quand même être une forme de châtiment et de torture infligés par Allah (que Son
Nom soit Béni et Exalté) et ce, quand les torrents impétueux engendrent de
terribles ravages, ou quand les crues des fleuves et des ruisseaux entraînent
des inondations dévastatrices qui exterminent les récoltes et menacent la
continuité de la race humaine et détruisent tout de fond en
comble.
Le volume de
l’écorce sédimentaire de la terre est estimé à plus de 360 000 Km3.
C’est grâce au cycle de l’eau autour de la terre que cette écorce s’est formée.
D’autant plus, la masse des sédiments salins que renferme cette écorce est
estimée à des milliers de tonnes résultant des processus de vaporisation,
lesquels s’amorcent quand les eaux de pluie dissolvent ces sédiments salins des
rochers du sol, puis les transportent vers les mers et les océans pour qu’ils
retournent encore une fois au sol par le biais de cycles d’échanges entre les
océans et les continents, là où l’on assiste à une métamorphose de l’un en
l’autre, et ainsi de suite.
Quatrièmement:
{Et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous
nourrir}
Le surgissement des
fruits de la terre énoncé dans ce verset, incarne la quatrième grâce d’Allah
dans ce saint verset, une grâce indispensable à la vie, sinon la vie se
déséquilibrerait ; En effet, la vie de l’Homme et des animaux est
étroitement liée à celle des plantes et leurs produits, notamment les fruits des
plantes supérieures, d’où l’extrême sagesse d’Allah (que Son Nom soit Béni et
Exalté) en créant tout d’abord la flore, puis la faune. Ce n’est que quand
toutes les formes de créatures furent tirées du néant, et que la terre fut
préparée à accueillir l’Homme, qu’Allah (que Son Nom soit Béni et Exalté) le
créa, tout en faisant de lui la plus honorable de Ses
créatures.
L’énonciation du
surgissement des fruits de la terre est révélé dans ce saint verset selon un
cheminement d’idées logique et agréablement esquissé:
1.
Tout d’abord,
l’indication de la formation du sol en fonction des éléments géomorphologiques
(météorisation, érosion, transport et sédimentation), qui ont donné lieu à la
désagrégation des roches de la terre et la composition de plaines étendues et du
sol fertile nécessaire à faire germer les plantes, faisant ainsi de la terre un
lit aplani adéquat à la vie des plantes, de l’Homme et des
animaux.
2.
Le passage ensuite à
l’édification de la voûte céleste, prenant comme point de départ à ce sujet, la
création de la couche gazeuse de la terre et les nuages soumis entre le ciel et
la terre, le tout dans le cadre de l’atmosphère dont Allah nous a dotés,
laquelle se refroidit proportionnellement avec l’altitude jusqu’à ce que la
vapeur d’eau se condense en s’éloignant de la terre, dont elle a émané au
départ, et à laquelle elle retourne en fin de compte sous forme de pluie cette
fois-ci, si Allah le veut.
3.
D’où l’évocation
dans ce saint verset de la précipitation des pluies du ciel, qui entraîne à son
tour, le surgissement de toutes sortes de fruits destinés à nourrir les
serviteurs d’Allah. Ce surgissement considéré comme l’une de cette multitude de
grâces dont Allah a doté l’Homme et toutes les autres créatures qui
l’entourent.
Par le terme
“fruit”, chaque partie que l’Homme consomme de la plante est nommée, que ça soit
la racine, la tige, les feuilles ou les fleurs. C’est ainsi que les fruits sont
classés en deux genres, à savoir: les fruits réels et les fruits irréels ou faux
fruits.
I
- Les fruits réels :
Parmi les fruits
réels, on compte les fruits où la partie comestible est le résultat du
développement de l’ovaire de la fleur, une fois le cycle de sa fécondation par
les grains de pollen accompli, et l’embryon composé à partir des ovules devenus
alors graines entourées par nombre de téguments végétaux destinés à protéger et
à nourrir cet embryon durant la phase de sa germination.
Cette graine
représente le fruit comestible dans le cas des céréales et des grains de légumes
dans leur diversité.
·
Le rôle primordial
des fruits est :
a. de protéger
l’embryon du bourgeon à l’intérieur de la graine,
b. de lui
fournir la nourriture durant la phase de germination,
c. de
favoriser l’existence perpétuelle de ce genre de plantes sur terre jusqu’au
terme qu’Allah lui mettra,
d. de
favoriser de même sa propagation horizontale sur terre par le biais de la
pollinisation qui fait propager ses grains.
Autrement, le sort
de ces genres de plantes aurait été l’extinction.
·
Quant au second rôle
de ces fruits, il est de servir de nourriture aux Hommes et aux
animaux.
Au niveau des fruits
réels, on distingue trois genres :
1.
Les fruits
simples,
2.
Les fruits en
grappe, et
3.
Les fruits
composés.
Les fruits simples
se divisent en :
a. fruits secs, et
b. fruits charnus
Alors que les fruits
en grappes composés sont dans leur majorité charnus.
II-
Les fruits irréels ou faux fruits :
Les fruits irréels,
quant à eux, sont ceux dont la composition ne se limite pas à l’ovaire développé
de la fleur, on y distingue également :
1.
des fruits simples :
comme les pommes,
2.
des fruits en grappe
: comme les fraises,
3.
et des fruits
composés : comme les figues et les mûres.
Il se peut que le
fruit comestible soit une autre partie de la plante autre que le pétale et la
fleur.
Parmi les fruits des
plantes, il y en a ceux qui représentent une nourriture essentielle à l’Homme,
d’autres sont consommés par toutes les espèces animales, et dont on extrait
beaucoup d’huiles, de pommades, de teintures et de pigments que l’Homme utilise
dans sa nourriture et ses diverses industries. On en extrait également nombre de
médicaments nécessaires et à l’Homme et à l’animal pour traiter leur maladies et
remédier à leurs maux.
D’où la grâce divine
qu’Allah accorde à Ses serviteurs qui attestent de Son Pouvoir Divin Absolu, ce
Pouvoir qui perfectionne à merveille ces créatures admirablement
diversifiées.
Cinquièmement:
{Ne Lui cherchez donc pas des égaux, alors que vous savez (tout
cela).}
Après avoir exposé
une partie des grâces dont Allah a dotées Ses serviteurs, vient donc s’imposer
l’Ordre Divin d’interdire l’idolâtrie consistant à chercher à Allah des associés
qui ne font ni chaud ni froid, et qui sont absolument dénués de toute influence
sur le pouvoir d’Allah même en ce qui les concerne eux
mêmes.
Tout être
raisonnable réalise qu’Allah (que Son Nom soit Béni et Exalté) est l’Unique
Créateur, le seul qui pourvoit à la subsistance de Ses serviteurs, Il détient la
force, Il est le Puissant à qui rien n’est impossible, et toute les créatures
sont Ses serviteurs.
C’est pourquoi quand
le Prophète (BP sur lui) fut interrogé: « quel est le péché majeur chez
Allah ? »
Il répondit :
« de Lui chercher des égaux alors que c’est Lui ton
Créateur. »
Il a de même dit à
Mu'ath Ibn Djabal (qu’Allah soit satisfait de
lui) : « Sais-tu quel est le droit divin qu’Allah
exige de Ses serviteurs ? »
Puis il répondit (BP
sur lui) : « qu’ils L’adorent et ne Lui cherchent pas
d’associés. »
Ce n’est qu’au
19ème et au 20ème siècle que la science humaine a
découvert ces réalités cosmiques, lesquelles furent déjà révélées dans le Livre
Sacré qu’Allah avait inspiré à son Prophète quatorze siècles plus tôt, ce qui
prouve incontestablement que ce Livre renferme les paroles sacrées d’Allah,
atteste que Mohammad qui l’a reçu est le dernier des Prophètes et des Messagers
d’Allah, et témoigne de la sincérité de son appel au pur monothéisme et à
l’adoration exclusive d’Allah, telle qu’Il l’a ordonnée, sans associé ni
semblable ni concurrent.
Je déclare donc
qu’il n’y a aucune autre divinité qu’Allah, que Mohammad est Son serviteur et Son Prophète
que la paix et la bénédiction
d'Allah soient sur lui, ainsi que sur
sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent son droit chemin et
s’engagent à transmettre son message jusqu’au jour du Jugement
Dernier.
[1] TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)
[2] Basmalah: “Au nom de Dieu, le
Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du Coran, elle
préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9. (NdT)