Ce verset provient de la seconde moitié de la
sourate de « Abassa » (Il S’est Renfrogné). Cette dernière, est une Sourate
‘Makkiya’[2]
ou Mecquoise comportant 42 versets après la Basmalah[3]. Son idée principale explique une des
valeurs islamiques les plus importantes qui stipule que le seul critère de
différenciation entre les être humains est leur degré de dévotion et de piété
envers Allah. Peu importent leur statut social et économique, leur puissance ou
leur prestige ou encore leur couleur de peau ou leur race.
Allah (que Son nom soit béni et exalté) a voulu
que les esprits et cœurs des musulmans s’imprègnent de cette valeur en leur
donnant l’exemple de l’incident qui a eu lieu à la Mecque, quand le prophète (BP
sur lui) s’est renfrogné et s’est détourné parce qu’un aveugle (Ibn Umm Maktûm),
un des premiers à se convertir à l’Islam, est venu le questionner à propos d’une
question d’ordre religieux alors qu’il s’entretenait avec des notables de la
Mecque et les invitait à embrasser l’Islam comme religion. Allah, dans cette
sourate, reproche à son prophète son impatience, et ce, pour mettre en exergue
une valeur stipulée par la suite dans le saint Coran quand IL dit
–ce qui
peut être traduit comme :
‘…Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux…’ (TSC,
Al-Houjourât (Les Appartements) : 13)
Pour faire valoir cette valeur islamique sans
laquelle aucune société humaine ne peut emprunter le droit chemin, Allah, du
haut des sept cieux, a envoyé cette sourate pour reprocher durement à la plus
noble de Ses créatures et la plus proche de Son contentement, à Son prophète
bien-aimé (BP sur lui) son attitude.
Ainsi, cette valeur restera la principale base qui
régit toutes les sociétés humaines si elles veulent vivre selon la loi divine et
réaliser leurs objectifs dans la vie. C’est la raison pour laquelle Allah a
inscrit Son reproche dans le saint Coran pour qu’il y reste, en tant que rappel
de cette valeur humaine, à laquelle les musulmans doivent se soumettre dans
leurs sociétés en général et plus particulièrement dans leur voie de la Da’wa[4]
vers Allah, jusqu’au jour du jugement dernier.
Cette Sourate met également en évidence
l’ingratitude de l’être humain envers son créateur, lui rappelle son origine et
les étapes de sa formation, comment Allah l’a préparé et lui a facilité les
voies, la fin de sa vie temporelle par la mort et la tombe, et sa résurrection
pour qu’il soit jugé et reçoive ce qu’il mérite à l’Au-Delà. Et malgré tout
cela, l’Homme ne se plie pas aux ordres divins et ne les exécute
pas.
En réponse à cette ingratitude, les versets se
succèdent en présentant de multiples preuves de la puissance divine quant à la
création de l’être humain et la préparation de sa nourriture et celle de son
bétail. Ils rappellent également l’Au-delà, son adversité et ses affres, en
présentant quelques exemples de ses scènes et en montrant leur incidence sur les
créatures parmi lesquelles il y aura croyant optimiste et mécréant misérable et
accablé.
La Sourate commence par relater l’incident de
l’auguste compagnon du prophète, Abdullah Amr Ibn Qâyss connu sous le nom de Ibn
Umm Maktûm. Cet épisode a eu lieu à la Mecque à l’époque pré hégire. Ce
compagnon, quoique aveugle, était doté d’un sens inné de discernement. Il a été
parmi les premiers à se convertir à l’Islam. Et un jour, il est parti demander
conseil au prophète (BP sur lui) alors que ce dernier était entrain de
s’entretenir avec des notables Quorachis[5],
qui lui étaient hostiles et le repoussaient, et les invitait à se convertir à
l’Islam en espérant qu’avec l’aide d’Allah, ils puissent le glorifier. Dans ce
tumulte, Ibn Umm Maktûm était venu voir le prophète pour avoir des réponses à
ses questions et il insistait pour les avoir. Le prophète aurait bien aimé que
Ibn Umm Maktûm patiente le temps qu’il arrive à convaincre ces polythéistes, et
devant son insistance, il a fini par se renfrogner et se détourner de
lui.
Allah a alors envoyé cette sourate empreinte de
reproches indirectes, au début, puis de réprimandes directes, par la suite, au
prophète : Il dit –ce qui peut être traduit
comme : « 1. Il
s’est renfrogné et il s’est détourné. 2. parce que l’aveugle est venu à lui. 3.
Qui te dit: peut-être [cherche]-t-il à se purifier? 4. ou à se rappeler en sorte
que le rappel lui profite? 5. Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance
(pour sa richesse). 6. tu vas avec empressement à sa rencontre. 7. Or, que
t’importe qu’il ne se purifie pas». 8. Et quant à celui qui vient à toi avec
empressement 9. tout en ayant la crainte, 10. tu ne t’en soucies pas. 11. N’agis
plus ainsi! Vraiment ceci est un rappel - 12. quiconque veut, donc, s’en
rappelle - 13. consigné dans des feuilles honorées, 14. élevées, purifiées, 15.
entre les mains d’ambassadeurs[6]
16. nobles, obéissants. » (TSC, ‘Abassa ‘Il S’est renfrogné’ :
1-16).
Après que ces versets lui eurent été dictés, le
prophète était toujours généreux avec Ibn Umm Maktûm. Ainsi, à titre d’hommage,
il l’a nommé Calife de Médine deux fois. Il était d’ailleurs l’un des premiers à
y émigrer et il est mort en martyre au champ d’honneur lors de la bataille
d’Al-Qadissiya[7].
On racontait que, depuis cet incident, le prophète
ne s’était jamais renfrogné face à un pauvre et ne s’était plus jamais empressé
d’aller vers un riche. Sofiane Al-Thawry racontait que les pauvres étaient
traités en princes chez le prophète (BP sur lui).
L’une des leçons à tirer de cet incident est de ne
pas accorder un traitement de faveur à quiconque au détriment de quelqu’un
d’autre. Allah seul sait où réside le Bien. Et la Da’wa des gens à embrasser
l’Islam comme religion doit être générale sans prendre en considération ni leur
race, ni leur descendance, ni leur sexe ou âge, ni leurs moyens économiques,
académiques ou techniques, ni leurs catégorie sociale, ni aucun autre critère de
différenciation entres les classes, que ni notre religion ne tolère ni Allah ne
permet comme base de préférence entre Ses créatures.
De plus, le fait que le prophète révèle lui-même
le reproche divin est la preuve de la véracité de sa prophétie, la noblesse de
son message et sa parfaite dévotion envers son créateur. Nul autre ne peut
avouer un tel reproche qu’un noble prophète, connaisseur de ses obligations
envers Allah et conscient de la sainteté des inspirations divines qui lui sont
révélées par des paroles parfaites, incorruptibles, protégées de toute
suppression ou ajout, ou toute autre intervention humaine.
Le fait d’annoncer cette décision divine devant
tous les polythéistes de la Mecque, alors que les musulmans sont minoritaires
dans un environnement où règnent encore les traditions préislamiques, régies par
un ethnocentrisme aveugle et des mœurs tyranniques et injustes, est considéré en
lui-même comme une preuve majeure que le prophète, dernier des messagers, est
réellement inspiré par les paroles et l’enseignement d’Allah et qu’il est
supporté par Son soutien infaillible.
Les versets se succèdent pour affirmer que cette
décision d’Allah est un rappel à quiconque qui veut se rappeler, surtout que ce
rappel est inscrit dans les feuilles pures du Coran, des feuilles honorées par
le Seigneur de l’univers, élevées, purifiées grâce à cet honneur et protection
divins. Les versets indiquent également que ces feuilles sont purifiées de toute
intervention ou altération humaine futile et de toute tentative de
falsification, ‘entre les mains d’ambassadeurs, nobles et obéissants’, qui sont
les anges honorables qui ont porté le noble Coran au dernier des prophètes (BP
sur lui).
Si les sociétés musulmanes vivent selon ces normes
divines qui font prévaloir les fidèles, pieux et dévoués au détriment des
corrompus, des cupides, des malins, des amoureux de cette vie temporelle et
oublieux de l’Au-delà, des prétentieux avides de pouvoir, des escrocs et maîtres
chanteurs, des pilleurs de sociétés, des humiliateurs des créatures et des
tyrans, et si toutes les lois et normes divines règnent au delà des normes
terrestres, les sociétés humaines seront alors sources de bonheur. Mais si la
situation se contre balance et les normes terrestres règnent au delà des lois
divines, les valeurs deviennent instables, les concepts s’embrouillent, la
racaille prend le pouvoir, l’incapable vantard devient porte-parole, le menteur
serait considéré digne de confiance et le sincère considéré comme un menteur, le
traître est considéré comme loyal et l’honnête comme un traître, les sociétés
humaines sont dès lors accablées et accablantes.
Les versets se suivent et dénotent d’une
exclamation sarcastique l’attitude de l’Homme qui renie Allah, feint d’ignorer
l’importance de croire en Lui, se détourne de Son droit chemin, dédaigne Son
message et refuse la soumission à Sa grandeur et Sa majesté par l’obéissance et
l’adoration. Les versets viennent donc pour rappeler à l’Homme son origine et sa
provenance, sa faiblesse au début de sa vie et son besoin de la protection et de
l’attention de son créateur pendant toutes les étapes de son développement et
chaque moment de son existence. Allah lui a également fait don de tant de
facultés et de capacités et lui a facilité ses voies dans la vie et vers le
droit chemin. Mais l’Homme est complètement distrait et ne remplit ni ses
obligations envers Allah, ni son rôle sur terre comme le lui a prescrit son
créateur. Quel apostat est l’Homme et quel ingrat il est envers les grâces
d’Allah !
Pour exprimer cette attitude ingrate de l’Homme
impie envers les faveurs divines, Allah dit –ce qui peut être traduit comme
: « Que périsse
l’homme, Qu’il est ingrat ! » (TSC, ‘Abassa ‘Il S’est renfrogné :
17).
L’expression ‘Que périsse’ est pour désigner une
invocation et une malédiction divine contre l’impie. C’est un signe de la colère
divine pendant la vie temporelle et une humiliation et un châtiment garantis à
l’Au-Delà. Aussi longue que sera la vie de l’homme sur terre, sa fin sera la
mort et une tombe sous terre. Cette dernière est alors soit un jardin du paradis
soit un gouffre de l’enfer.
Le commandement d’Allah au début de la création
est le même au jour de la résurrection. Le prophète décrit ce dernier dans le
Hadith où il dit: «Entre les deux souffles (de la Trompette), il y aura
quarante… Puis Allah fera descendre une eau du ciel, grâce à laquelle les gens
pousseront comme poussent les légumes. Tout le corps de l'homme disparaîtra sauf
les os du coccyx (de l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale), car c'est
sur ces os qu’il sera ressuscité au Jour du Jugement"[8].
Ainsi la destinée de tout homme est entre les
Mains de son créateur, depuis la goutte de sperme infiniment petite, jusqu’à sa
mort, en passant par sa sortie du ventre de sa mère en tant que bébé, et les
différentes étapes de sa vie. C’est Allah qui l’a créé dans l’échine de son père
quand Il l’a voulu, et c’est Lui qui lui a permis de naître quand et où Il l’a
voulu et c’est Lui, Allah (Que Son nom soit glorifié et exalté), qui a mis fin à
sa vie quand et où Il l’a voulu, Il l’a aussi gardé enterré dans sa tombe
jusqu’à ce qu’Il en décide autrement. Et quand viendra le jour du jugement
dernier, Il le ressuscitera de la terre comme Il veut et lui redonnera vie. Il y
aura alors un clan au Paradis et un autre en Enfer. Et la récompense sera le
Paradis à jamais ou l’Enfer à jamais, comme nous l’a annoncé notre sincère et
loyal prophète (BP sur lui).
Sachant tout cela, tout homme majeur et sensé doit
se préparer pour le jour du jugement. Il doit s’appliquer et persévérer pour son
propre salut des affres de ce jour. Cette vie n’est pas faite pour se divertir
ni se distraire et elle n’est pas non plus faite pour qu’elle soit vécue
vainement. L’Homme a deux objectifs dans cette vie : adorer Allah comme Il le
lui a prescrit et respecter ses obligations de représentant d’Allah sur terre en
la peuplant et en y faisant régner la justice divine. Mais la plupart des gens
oublient et passent leur vie en futilités et négligent cette vérité, jusqu’à ce
qu’ils se retrouvent à la fin confrontés et surpris par le moment du jugement,
un moment des plus accablants!
C’est la raison pour laquelle Allah dit
–ce qui
peut être traduit comme :
« Que périsse l’homme, Qu’il est ingrat ! » (TSC, ‘Abassa ‘Il S’est
renfrogné : 17). Allah a exprimé ce verset sous la forme d’une
interrogation et d’une réprimande incriminante et blâmante pour l’impie. Comme
pour dire : Qu’est ce qui le pousse à être un mécréant ? Ou encore : Tant
d’impiété alors qu’Allah le comble de faveurs ! Sous les deux formes, le message
est envoyé pour mettre en évidence une exclamation devant tant d’impiété et une
confirmation des châtiments et souffrances mérités.
C’est pourquoi dans les versets qui suivent, Allah
(Que Son nom soit béni et exalté) dit –ce qui peut être traduit comme
: «Eh bien non!
[L’homme] n’accomplit pas ce qu’Il lui commande. » (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est
Renfrogné’ : 23). L’expression ‘Eh bien non !’ est pour dire :
‘effectivement’, l’homme n’accomplit jamais ce que Allah lui ordonne de faire,
il a donc mérité le châtiment puisque Allah l’avait averti par l’intermédiaire
de Ses messagers et prophètes.
Par la suite, les versets relatent l’un des
miracles de création les plus prodigieux. Il s’agit de fournir la nourriture
adéquate et suffisante pour toutes les créatures sur terre y compris l’être
humain et son bétail. Ces versets attirent l’attention de l’homme ingrat sur
cette autre vérité quand Allah (Que Son nom soit glorifié et exalté), dit
–ce qui
peut être traduit comme : «24. Que l’homme considère donc sa
nourriture, 25. C’est Nous qui versons l’eau abondante, 26. puis Nous fendons la
terre par fissures 27. et y faisons pousser grains, 28. vignobles et légumes,
29. oliviers et palmiers, 30. jardins touffus, 31. fruits et herbages, 32. pour
votre jouissance vous et vos bestiaux. » (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ :
24-32).
L’ordre divin de considérer la nourriture stipule
non seulement de voir la nourriture et de la regarder, mais de la considérer
pour en tirer une morale. Parce que la nourriture est l’une des nécessités de la
vie et l’une de ses bases, et l’homme ne peut prétendre qu’il a un quelconque
pouvoir sur le cycle de l’eau autour de la terre, que Seul Allah crée et
contrôle par la grâce de Sa Puissance et l’étendue de Son Savoir et Sa Sagesse.
Le prophète (BP sur lui), a dit à ce propos dans un hadith transcendant[9]
«… il y a parmi Mes adorateurs qui ont cru en Moi et d'autres qui n'y ont
pas cru. Ceux qui ont dit: "Nous avons reçu la pluie par la grâce d'Allah et Sa
bénédiction" ont cru en Moi et n'ont pas cru aux étoiles. Mais ceux qui ont dit
que c'était grâce à telle ou telle étoile (auxquelles les Arabes attribuaient la
chute des pluies avant l'Islam), n'avaient pas cru en Moi et avaient cru aux
étoiles. » [10]
et dans un autre Hadith «…Nul ne peut savoir quand il pleuvra sauf Allah…
» (Sahîh Al-Boukhârî).
Et nul homme sensé ne peut prétendre qu’il
contrôle le processus de germination des graines ni qu’il peut faire sortir les
bourgeons de la terre !
Et nul ne peut prétendre qu’il peut faire pousser
une seule des espèces végétales, dont le nombre connu dépasse les trois cent
mille (300 000) espèces, où chaque espèce est représentée par des milliards
d’individus, et où chaque individu a ses propres caractéristiques,
morphologiques extrinsèques et intrinsèques anatomiques et fonctionnelles qui le
différencient de tout autre individu.
Allah nous a donnés, dans la sourate de ‘Abassa’,
l’exemple de certaines plantes comme les céréales, les vignes, le fourrage frais
pour les bêtes, le foin, l’olive, les palmiers, les jardins aux arbres
gigantesques, les arbres fruitiers et le pâturin et les herbes de prairies.
Toutes ces catégories, citées dans la sourate, satisfont presque tous les
besoins de l’homme, de son bétail et de ses bêtes en matières de classes
alimentaires appartenant à l’espèce végétale.
La fin de la vie de tout être humain, avec tout ce
qu’elle comporte comme joies et bien-être, est la mort, puis il sera enterré
dans une tombe, ensuite viendra la résurrection et le jugement devant Allah
(exalté soit-Il), puis l’éternité à l’Au-delà, soit le Paradis à jamais soit
l’enfer à jamais. Et à ce propos les nobles versets à la fin de la sourate de
‘Abassa’ disent –ce qui peut être traduit comme
: « 33. Puis quand
viendra le Fracas, 34. le jour où l’homme s’enfuira de son frère, 35. de sa
mère, de son père, 36. de sa compagne et de ses enfants, 37. car chacun d’eux,
ce jour-là, aura son propre cas pour l’occuper. 38. Ce jour-là, il y aura des
visages rayonnants, 39. riants et réjouis. 40. De même qu’il y aura, ce jour-là,
des visages couverts de poussière, 41. recouverts de ténèbres. 42. Voilà les
infidèles, les libertins. » (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ :
33-42)
Le fracas ici désigne le deuxième souffle dans la
trompette, et il a été appelé ainsi car il brise les tympans tellement il est
puissant. Le terme a été utilisé comme dénomination du jour du jugement dernier,
qui pousserait, par ses affres et frayeurs, quiconque à renier les personnes qui
lui sont les plus proches et les plus intimes ! Et après le jugement, les gens
seraient partagés entre les pieux aux visages illuminés, rayonnants et réjouis
d’avoir été récompensés par le Paradis promis, et les impies, infidèles et
libertins, qui ont renié Allah et Son message et qui n’ont pas respecté Ses
limites et obligations. Sachant qu’ils sont destinés à aller en Enfer, leurs
visages seront assombris, accablés de regret et de tristesse, aux traits
désignant les signes d’abattement et de désespoir, d’humiliation et
d’ignominie.
Ainsi sur les visages des impies et ceux des
croyants se reflètent les destinées de tout un chacun à l’Au-Delà. Allah nous a
indiqué, au début de la sourate, une des normes de la justesse. Qui s’y conforme
sera gagnant ici-bas et à l’Au-delà, et qui s’en détourne sera accablé durant sa
vie et après sa mort. Il a également indiqué vers la fin de la sourate un des
exemples des châtiments et récompenses promis à l’Au-Delà.
Ainsi le début et la fin de la sourate se
complètent dans une parfaite harmonie qui prouve l’infinie perfection de la
puissance divine créatrice du livre éternel et sacré qui a été révélé à l’ultime
des messagers et prophètes (BP sur lui), et qui est protégé par Sa promesse
divine dans sa langue d’origine depuis plus de quatorze siècles et qui le sera à
jamais jusqu’au jour du jugement dernier.
1.
L’indication que l’Homme est né à partir d’une
goutte de sperme qui comporte toutes ses caractéristiques et tout ce qui lui est
destiné ;
2.
Attirer l’attention sur les caractères
scientifiques inimitables relatifs à préparer tout ce qui facilite la création
de la nourriture de l’être humain, celle de ses bêtes et celle de toutes les
créatures vivantes sur terre ;
3.
L’indication sur le cycle de l’eau autour de la
terre depuis sa descente du ciel ;
4.
L’indication de la préparation de la terre en la
fendant grâce à l’eau de pluie pour l’irriguer et la préparer à recevoir les
semences. Ou en la fendant grâce aux bourgeons qui en émergent. Et les deux
indications sont plausibles.
5.
La création des différentes espèces végétales et
mentionner les classes principales qui représentent presque toutes les espèces
de plantes à fleurs supérieures et qui forment la principale alimentation de
l’homme et de ses bêtes, telles que les céréales, les vignobles et les légumes,
l’olive et les palmiers, les jardins touffus, les fruits et herbage
;
6.
Présenter l’analogie entre la ressuscitation des
plantes à partir de la terre inerte et celle de l’homme à partir de la terre
également ;
7.
Indiquer l’essence de la vie et de la mort et par
la suite celle de la résurrection et le
jugement ;
Chacune de ces indications nécessite que
l’on s’y intéresse, mais je me contenterai de traiter uniquement le deuxième
point de ma liste d’indications qui est stipulé par les versets 24 à 32 de la
sourate. Mais avant cela, j’estime qu’il est nécessaire de faire une brève
présentation des différentes interprétations des versets faites par différents
exégètes.
–ce qui peut être traduit
comme : «24.
Que l’homme considère donc sa nourriture, 25. C’est Nous qui versons l’eau
abondante, 26. puis Nous fendons la terre par fissures 27. et y faisons pousser
grains, 28. vignobles et légumes, 29. oliviers et palmiers, 30. jardins touffus,
31. fruits et herbages, 32. pour votre jouissance vous et vos bestiaux. » (TSC,
‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ : 24-32).
Selon Ibn Kâthîr : l’expression ‘Que
l’homme considère donc sa nourriture’ indique la gratitude et présente
l’analogie entre la ressuscitation des plantes à partir de la terre morte et
celle du corps humain de la poussière après qu’il soit transformé en os puis en
terre. ‘C’est Nous qui versons l’eau abondante’ c’est à dire du ciel sur la
terre ; ‘ puis Nous fendons la terre par fissures’ pour indiquer qu’ Allah a
fait absorber cette eau par la terre et l’y a stockée pour ensuite faire pousser
les plantes et les faire émerger de la terre. ‘et y faisons pousser grains.
vignobles et légumes’, où les grains indiquent tout ce qui est produits
céréaliers, quant aux vignobles, ils sont connus, et les légumes ici indiquent
la luzerne (fourrage) que les bêtes mangent fraîche, appelée aussi ‘Qât’ ; et ‘
oliviers’ l’aliment connu, tout comme son jus, mangé au petit-déjeuner et
utilisé comme huile ; ‘et palmiers’ consommés comme Balah, Busr, Rutab et Tamr,
Nayi' (cru) et Matbukh (cuit), toutes des variétés de textures des dattes
‘fraîches ou sèches’ desquelles on extrait également du jus et du vinaigre ; ‘
jardins touffus’ désignent vergers et jardins aux palmiers généreux et fournis
ou encore tout ce qui est enchevêtré ou encore les arbres à l’ombre desquels on
peut s’abriter ou aux troncs épais ; ‘fruits et herbages’, les fruits sont tout
ce qu’on consomme comme baies etc. ou tout ce qui se mange frais, et les
herbages sont tout ce qui germe de la terre et tout ce que les bêtes et non les
humains consomment (herbes de pâturage). ‘Pour votre jouissance vous et vos
bestiaux’ : c’est à dire comme moyen de subsistance pour vous et votre bétail
dans cette vie jusqu’au jour du jugement dernier.
Toutes les autres exégèses ont donné à peu près la
même interprétation aux versets, il n’est donc pas nécessaire de les indiquer
malgré la valeur de chacune d’entre elles.
Premièrement
: ‘Que l’homme considère donc sa nourriture’ (TSC, ‘Abassa : Il S’est Renfrogné
: 24).
L’alimentation de l’homme était composée
essentiellement de végétaux, et c’est la raison pour laquelle les versets
parlent de verser de l’eau du ciel d’une manière abondante, de faire fendre la
terre par fissures comme ils indiquent les plantes et fruits qui représentent
ceux dont l’homme a besoin en matière de végétaux. Cette alimentation végétale
sous-entend en même temps l’alimentation à base animale, puisque les viandes que
l’homme consomme proviennent des animaux qui se nourrissent de plantes et de
fruits.
Les aliments sont la source d’énergie nécessaire
pour les différentes fonctions du corps humain, pour maintenir sa température et
pour générer les cellules et tissus nécessaires pendant les différentes étapes
de son développement et pour régénérer ce qui se perd.
Le corps humain pour survivre a besoin d’air,
d’eau et d’aliments. S’il vient à manquer d’air pour quelques minutes il peut
mourir asphyxié, et s’il vient à manquer d’eau, il peut survivre pour quelques
jours et en l’absence de nourriture, il peut survivre pendant des semaines
entières mais il perdra du poids et sa santé se dégradera s’il ne compense pas
au plus vite ce qu’il a perdu.
Dans son alimentation, l’homme a besoin des
éléments suivants :
1.
Les
carbohydrates ou hydrates de carbone: se sont d’importants composés organiques dont
les particules se forment à partir de l’union des atomes de carbone avec des
atomes d’oxygène et d’hydrogène proportionnellement à leurs quantités présentes
dans l’eau. Les carbohydrates sont présents dans les végétaux et les animaux
sous plusieurs formes. La forme la plus classique étant les sucres simples ou
primaires, tels que le glucose ou sucre de raisin et le fructose ou sucre de
fruits. Ces sucres simples peuvent s’unir entre eux grâce à certaines liaisons
spéciales et former des sucres secondaires, tels que le sucre de canne et de
betterave (sucrose), le sucre d’orge (maltose) et le sucre laitier (lactose).
Ils peuvent également former des sucres tertiaires tels que le raffinose, ou
encore d’autres sucres tels que l’amidon et la cellulose. L’amidon est présent
dans plusieurs plantes au niveau de leurs graines ou leurs tubercules sous forme
de réserves et dans plusieurs de leurs fruits. Alors que la cellulose est
présente dans les parois des cellules végétales et elle est également présente
dans le foin, le bois, le jute, le coton et dans les différentes classes de
légumineuses.
2.
Les
protéines
: se sont des composés
organiques dont les particules gigantesques sont formées à partir de l’union
d’atomes de carbone avec des atomes d’hydrogène, d’oxygène et de nitrogène, et
certaines particules sont composées d’atomes de soufre ou de phosphore. Ces
éléments se trouvent dans de longues chaînes d’acides aminés. Vingt acides
aminés sont nécessaires pour construire une protéine, et ils s’unissent entre
eux par des liaisons spéciales appelées liaisons peptidiques où la partie
protéinique s’enroule sous forme d’une hélice. Il existe des formes simples de
protéines composées uniquement d’acides aminés et des formes complexes
constituées d’autres composés chimiques. Les protéines se trouvent dans les
tissus des êtres vivants et dans leurs protoplasmes, et elles jouent un rôle
important dans les fonctions vitales de ces derniers. Elles participent aux
fonctions de motricité et de renforcement au niveau des os et des muscles, à
celles de transport et de communication au niveau des nerfs, à la fonction de
l’encodage du code génétique et à celle de catalyse des différentes réactions
telles que la sécrétion des enzymes et de certaines
hormones.
3.
Les
huiles et les lipides : ils sont essentiellement formés à partir de
l’union d’atomes de carbone avec des atomes d’hydrogène et d’oxygène avec des
taux supérieurs à ceux existant dans l’eau et dans les carbohydrates. En plus de
ces atomes, certains lipides comportent du phosphore et du nitrogène. Les
lipides et les graisses ont une composition chimique similaire. Si cette
dernière reste à l’état liquide après exposition à une température de vingt
degrés celcius, on l’appelle une huile, et si elle reste glaireuse et
consistante, on l’appelle graisse. Les graisses sont connues sous le nom de
glycérides parce qu’elles sont formées de l’union entre certains acides gras et
la glycérine. Les cires sont également considérées, tout comme les huiles et les
graisses, comme des lipides. Certains fruits tels que les olives, le sésame, les
cacahuètes, les graines de sauge, le ricin, les graines de lin, les graines de
coton, les graines de tournesol, les fruits des palmiers à huile, les noix de
coco et certaines céréales telles que le blé, le maïs et le riz constituent
l’une des sources importantes d’huiles végétales.
Tous ces éléments, carbohydrates, lipides et
protéines qui entrent dans la composition des aliments, sont d’une telle
précision, d’ordre et de complexité qu’il est impossible qu’ils se soient formés
tout seuls ou par pur hasard. Ils sont la preuve de l’infinité de la puissance
divine, de la perfection et de la précision de la création. Et c’est la raison
pour laquelle il fallait attirer l’attention de l’homme sur sa
nourriture !
Deuxièmement
: ‘C’est Nous qui versons l’eau abondante’ (TSC, ‘Abassa : Il S’est Renfrogné :
25).
Le fait de verser l’eau veut indiquer une action
verticale. C’est à dire que l’eau est versée du ciel comme un torrent, et le
versé ici c’est l’eau de pluie. Et sans l’existence du cycle d’eau autour de la
terre, toute l’eau de la terre serait périmée. L’eau est également source de vie
pour des milliards d’être vivants.
La couche aqueuse de la terre est estimée à
environ 1,4 milliard de Km3 d’eau dont 380 000 Km3
s’évaporent chaque année pour être redistribués encore une fois sur la terre
sous forme de pluie, selon la Sagesse, le Savoir et la Puissance divine. Et nul
ne peut contrôler ce cycle d’eau sur terre sauf Allah (que Son nom soit exalté),
et nul ne peut faire tomber une seule goutte d’eau du ciel quand et où il veut.
Ainsi, l’indication au fait de faire descendre l’eau du ciel dans les versets
est l’une des preuves tangibles de la Puissance divine.
Troisièmement
: ‘puis Nous fendons la terre par fissures’ (TSC, ‘Abassa : Il S’est Renfrogné :
26).
Par ‘fissure’ on désigne la longue ouverture
verticale faite dans un objet. Et dans le verset, le terme ‘fendre’ désigne
l’érosion verticale provoquée par la pluie quand elle tombe à torrent. Il a été
prouvé que l’eau de pluie peut provoquer des fissures dont la profondeur peut
varier entre quelques mètres à deux cents mètres. Ce qui facilite,
l’infiltration de l’eau à travers les roches perméables et la formation de
réserves d’eau sous sa surface, et permet le renouvellement de sa fraîcheur et
de sa contenance en oxygène.
Et à chaque fois que ces fissures, causées par
cette érosion verticale des averses, rencontrent d’autres failles et fissures
ainsi que les niveaux de stratification des roches sédimentaires et les grottes
de fusion dans les roches calcaires et salines et toutes les crevasses,
couloirs, tunnels et culots dont la longueur peut atteindre des dizaines de
kilomètres, l’érosion des roches est alors facilitée et l’eau est stockée sous
la surface de la terre.
Cette eau stockée joue un rôle important dans
l’élargissement de ces fissures grâce à la désagrégation mécanique (sous l’effet
du gel par exemple), à l’érosion due aux être vivants et à l’érosion chimique
(fonte, carburation, substitution, liquéfaction et oxydation) qui affaiblissent
la cohésion des roches et les pousse à se rompre et à s’émietter pour former le
sol.
Les réserves en eau jouent également un rôle
important dans l’approvisionnement en eau et en matières nutritives à toute la
flore.
Cette dernière interprétation me paraît la plus
plausible puisque le terme ‘fendre’ est suivi de celui qui désigne les averses
brutales. Mais Allah Seul sait.
Cependant, il n’est pas impossible que
l’expression ‘fendre la terre’, dans le verset, désigne les fissures formées en
surface et qui sont dues au mélange de l’eau de pluie avec le
terreau.
La terre agricole est principalement composée de
minerais argileux qui sont, quant à eux, essentiellement composés de silicates
d’aluminium répartis en couches fines successives. Ces derniers absorbent
facilement l’eau qui les fait gonfler, ce qui entraîne un débitage superficiel
en écailles ou en copeaux des argiles à travers lesquelles les tiges des
plantes, issues de graines semées, émergent vers la
surface.
Cette action est facilitée grâce à l’absorption
par l’eau de l’air contenu entre les écailles d’argile, par le mouvement
Brownien des particules colloïdales présentes dans les minerais argileux, par la
force de répulsion entre les particules électriques de même nature présentes à
la surface de ces minerais et entre ces dernières et l’eau à molécules
bipolaires, ainsi que par l’activité de toutes les formes de vies présentes dans
le sol et qui sont représentées par des milliards d’êtres vivants tels que les
graines, les œufs de certains animaux ou leurs larves, et certaines bactéries et
champignons qui, au contact de l’eau, deviennent actifs. Les réserves du sol en
êtres vivants sont très variées et elles sont composées aussi bien d’êtres
microscopiques que de vertébrés. Et la force du processus de germination est
l’une des forces les plus considérables.
Quatrièmement
: ‘27. et y faisons pousser grains, 28. vignobles et légumes, 29. oliviers et
palmiers, 30. jardins touffus, 31. fruits et herbages, 32. pour votre jouissance
vous et vos bestiaux. » (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ :
27-32).
Ces versets indiquent tout ce dont l’homme et son
bétail ont besoin pour se nourrir.
1.
Le terme ‘grains’ désigne toutes les espèces de
céréales telles que le blé, l’orge, le maïs et le riz. Elles font partie des
plantes céréalières monocotylédones qui font partie de la famille des graminées,
l’une des familles les plus importantes d’un point de vue économique pour
l’homme et ses bêtes car elle comporte plusieurs herbes de pâturage et elle est
considérée comme l’espèce la plus cultivée sur
terre.
2.
Les‘ vignobles’, quant à eux, désignent les
raisins qui appartiennent à la famille des 'Vitaceae' qui se divise en onze
genres et où on compte plus de six cents espèces.
3.
Les ‘ légumes’ ou encore ‘Quadb’ qui désignent
tout ce qui est fourrage frais, tel que la luzerne et le pâturin, pour le bétail
et les bêtes de somme. Le mot ‘Quadb’ en arabe désigne tout ce qui est taillé et
recepé.
4.
Les ‘oliviers et palmiers’. Les olives issues de
cet arbre béni représentent la famille des ‘Oléacées’ qui compte vingt-deux
genres composés de plus de cinq cents espèces de plantes. Les palmiers, quant à
eux, appartiennent à la famille des ‘Palmae’ qui compte environ deux cents
genres et plus de quatre mille espèces d’arbres, d’arbustes et de plantes
grimpantes présentes dans les régions tropicales et
tempérées.
5.
Des ‘jardins touffus’ ou encore des vergers. Le
terme ‘touffus’ est pour montrer que les arbres dans ces jardins sont
grandioses, aux branches enchevêtrées.
6.
Les ‘fruits et herbages : les fruits sont tous les
produits frais au goût sucré dont l’homme jouit. En arabe, le verbe ‘TaFakahâ’
est synonyme des verbes prendre plaisir et jouir de la chose. Et les fruits ou
‘fakihâ’ désignent tous les fruits sauf les raisins et les grenadines. Les
‘herbages’ regroupent tout ce qui est pâturin et herbes et tout ce que le bétail
et les bêtes de somme consomment frais ou séché, tels que le foin et le
fourrage. Le terme est plus général que ‘Quadb’ ou ‘légumes’. Ainsi, les versets
se terminent par ces paroles divines –ce qui peut être traduit comme
: ‘pour votre
jouissance vous et vos bestiaux’ (TSC, ‘Abassa’ ‘Il S’est Renfrogné’ :
32).
Ces vérités scientifiques ne sont devenues connues
qu’au vingtième siècle, et leur existence dans le Saint Coran depuis plus de
quatorze siècles prouve à quiconque, qui a du discernement, que le Coran est
bien la parole d’Allah le Créateur, et confirme la véracité de la prophétie et
du message du dernier des messagers. Que les prières et les saluts soient sur
lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur ceux qui ont suivi sa voie
et qui ont invoqué Allah comme lui, jusqu’au jour du jugement dernier. Louanges
à Allah Seigneur des univers.
[1] TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)
[2] Makkiya : Se dit de
toutes les Sourates qui ont été révélées à Mekkah
(NdT)
[3] Basmalah: “Au nom de
Dieu, le Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du
Coran, elle préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9.
(NdT)
[4] Da’wa : prêche, appel,
invitation à suivre le droit chemin et/ou à embrasser l’Islam
(NdT)
[5] Quorachi : membre de la tribu
‘Quraych’, l’une des tribus de la Mecque. (NdT)
[6] Ambassadeurs: les Anges. Autre
sens: scribes.
(NdT)
[7] Bataille
Al-Qadisiya eut lieu en l'an 14 de l'Hégire, pendant le règne du calife Omar Ibn
Al-Khattab entre l’armée Perse et l’armée muslmane.
(NdT)
[8] D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah
soit satisfait de lui), Hadith numéro 5253 dans le Sahîh de
Muslim.
[9] Catégorie de Hadith relatée
d’après les Paroles de Dieu. (NdT)
[10] D'après Zayd ibn
Khâlid Al-Juhanî (qu'Allah soit satisfait de lui), Hadith numéro 104 dans le
Sahîh de Muslim