Ce
verset miraculeux figure au début du deuxième quart de la sourate mecquoise
Al-Anbiâ’ qui compte 112 versets après la Basmalah[2].
Son axe principal tourne autour de la question de la doctrine islamique et ses
piliers, à savoir la foi en Allah en tant que Dieu, la croyance en Ses anges,
Ses livres, au Jour dernier et l’unicité de Sa Majesté (sans Lui attribuer
d’associés, d’équivalents, de femme ou de fils et de contestaire à Son
autorité).
Afin
de mettre en évidence l’infinité de la puissance divine, Sa créativité et
l’unicité du Grand Créateur, la sourate Al-Anbiâ’ a mis en relief les
signes cosmiques suivants :
1-
La
création des cieux et de la Terre en toute vérité selon un système très précis
et très ordonné.
2-
L’unité
de la construction de l’univers assure l’unicité du Créateur (glorifié et exalté
soit-Il).
3-
Le
fait que les cieux et la Terre aient été une masse compacte avant qu’Allah
(exalté soit-Il) ne les sépare.
4-
Le
fait qu’Allah (glorifié et exalté soit-Il) ait fait de l’eau toute chose
vivante.
5-
La
fait qu’Allah (exalté soit-Il) ait créé les montagnes pour maintenir la Terre
stable et qu’Il ait créé sur terre des défilés servant de chemins pour les gens
afin de les guider.
6-
Assurer
le fait qu’Allah (glorifié et exalté soit-Il) ait fait du ciel un toit protégé.
7-
Indiquer
que la rotation de la Terre autour de son axe devant le soleil produit la nuit
et le jour et insister sur le fait que le soleil, la Terre et la lune ont chacun
leur rotation : « …chacun voguant dans son orbite ».
8-
Souligner
la réalité que chaque âme doit goûter la mort.
9-
Le
fait que l’Homme ait été créé prompt dans sa
nature.
10-
Indiquer
la réalité que la terre est réduite de ses côtés dans un sens figuré
inimitable.
11-
Indiquer
que les cieux seront pliés comme le rouleau des livres et que l’univers
reprendra sa forme initiale (une masse compacte avant que les cieux et la Terre
ne soient séparés).
Il
faut noter que l’un des caractères inimitables du Coran est d’avoir indiqué,
dans une même sourate, la façon dont l’univers fut créé, la façon dont il sera
anéanti et, entre ce début et cette fin, la façon dont toute chose fut créée.
Mais, étant donné que chacune d’entre ces questions nécessite un traitement
indépendant, je me contenterai ici de traiter la quatrième question dans la
liste ci-dessus et qui se rapporte au verset disant –ce qui peut être traduit comme
: « …Nous
avons fait de l’eau toute chose vivante… » Cependant,
avant de ce faire, j’exposerai brièvement la manière dont quelques exégètes
–anciens et récents- ont expliqué ce verset.
Dans
son exégèse, Ibn Kathîr (qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde) explique le
verset comme suit : « …Nous avons fait de l’eau toute chose
vivante » désigne que l’eau est l’origine de tout être vivant. Abû
Horayra rapporte ce qu’il dit, un jour, au prophète : « Ô messager
d’Allah, quand je te vois, ceci me fait du bien et je me sens dans un état de
paix interne. Dis-moi la réalité de toute chose ». Le prophète
répondit : « Toute chose fut créée à partir de l’eau ». Abû
Horayra reprit : « Dis-moi quelque chose qui me conduit au paradis si
je la fais ». Le prophète dit : « Répands le salut (la paix),
donne à manger aux pauvres, consolide tes liens avec tes proches, lève-toi
pendant la nuit (pour prier) pendant que les autres dorment et c’est ainsi que
tu rentreras tranquillement au paradis». (Rapporté par Ahmad Ibn
Hanbal)
Dans
l’exégèse de Al-Jalâleïn (qu’Allah accorde Sa Miséricorde à ses
auteurs) : « …Nous avons fait de l’eau » : descendant du
ciel et jaillissant de la terre, «…toute chose vivante » : les
plantes et autre ; ce qui veut dire que l’eau est la raison de leur
existence. « Ne croiront-ils donc pas ? » : à l’unicité
d’Allah.
Et
dans l’exégèse de Adhilâl, l’auteur (qu’Allah lui accorde une
grande miséricorde) écrit le suivant : « la seconde partie du verset
« …Nous avons fait de l’eau toute chose vivante » affirme une réalité
que les savants considèrent comme des plus importantes une fois découverte et
confirmée: que l’eau est l’origine de toute chose. » C’est une réalité
intéressante mais dont la présence dans le Coran ne nous surprend pas et
n’augmente pas notre conviction de la véracité du Coran. Nous croyons à la
véracité absolue de tout ce qui y est énoncé du fait qu’il nous provient de la
part d’Allah et non parce que les théories et les découvertes scientifiques
viennent démontrer ses énoncés. Il y a plus de treize siècles, le Coran attirait
l’attention des impies vers les merveilles d’Allah dans l’univers et dénonçait
leur mécréance malgré la présence, devant leurs yeux, de ces signes. C’est pour
cela que le verset se termine par : « Ne croiront-ils donc
pas ? » alors que tout ce qui existe dans l’univers mène à la croyance
au Sage Créateur, Administrateur de tout.
Parmi
les significations que nous pouvons tirer du verset 30 de sourate
Al-Anbiâ’, nous citerons les suivants :
Premièrement :
Que
la présence de l’eau précède la présence de tout être vivant. Les études
géologiques ont prouvé que notre planète est âgée de plus de 4.6 milliards
d’années, alors que le plus ancien signe de vie dans les roches de la Terre date
de 3.8 milliards d’années ; ce qui veut dire que le processus de
préparation de la Terre pour qu’elle soit vivable a duré plus de 300 millions
d’années. Il va sans dire qu’Allah (que Son nom soit glorifié et exalté)
pouvait, tout de suite, donner Son ordre à la vie de commencer sans attendre ce
stade préparatif. Mais Il choisit de créer une suite de longs stades afin
d’aider l’Homme à contempler ses signes dans l’univers et à bien les exploiter
dans sa vie. Il faut noter que le temps et l’espace, bien qu’ils soient parmi
les dimensions de la matière et parmi les obstacles et les limites de l’Homme,
sont aussi des créatures d’Allah et le créé ne limite guère le Créateur. Allah
(que Son nom soit exalté) est au-delà de tout, y compris la matière, l’énergie,
le temps et l’espace. Et pendant ces longs stades, Allah (que Son nom soit
exalté) fit jaillir les éruptions volcaniques qui firent, à leur tour, émerger
les enveloppes rocheuse, aquatique et aérienne de la Terre mais aussi les
chaînes de montagnes qui ont jailli du premier océan inondant la surface de la
Terre. Et c’est ainsi que notre planète devint apte à recevoir une vie
terrestre.
Deuxièmement :
Que
tout signe de vie terrestre fut créé, de prime abord, dans l’eau parce que les
milieux aquatiques étaient, au début de la création, les plus convenables à
recevoir la vie. En fait, les recherches sur les fossiles au niveau de roches
indiquent que la vie aquatique a duré sur Terre pendant environ 3 360 millions
d’années (il y a entre 3 800 millions et 440 millions années passées) avant que
la première plante ne soit créée sur terre.
Troisièmement :
Les
études géologiques ont également démontré que la création des plantes a toujours
précédé la création des animaux et que ce processus de création fut couronné par
la création de l’Homme. Ainsi, l’existence des plantes aquatiques précède celle
des animaux marins et que les plantes terrestres, sur la terre ferme, ont
précédé les animaux terrestres et ce, avant même que l’Homme ne soit créé et
honoré par Allah (que Son nom soit glorifié et exalté) comme le déclare le
Coran –ce qui peut être traduit comme
:
« Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam… » (TSC,
Al-Isrâ’ : 70). La raison derrière cet ordre est sans doute claire
et évidente puisque l’Homme, dans sa nutrition, dépend des plantes et des
animaux et parce que l’Homme et les animaux ont tous besoin des plantes. Les
plantes jouaient également –et continuent toujours à jouer- un rôle primordial
dans l’atmosphère en produisant l’oxygène indispensable pour la vie de l’Homme
et des animaux sur Terre.
Ajoutons
à cela le fait que les plantes vertes constituent des usines divines dans
lesquelles sont fabriquées les particules organiques nécessaires à la
construction des corps des êtres vivants (plantes, animaux et homme) à l’aide de
l’eau contenue dans la substance nutritive que la plante absorbe du sol, du
dioxyde de carbone qu’elle prend de l’atmosphère et de l’énergie qu’elle tire du
soleil. En fait, la photosynthèse ne peut être accomplie sans la présence de
l’eau dont chaque molécule est composée de deux atomes d’hydrogène et d’un
atome d’oxygène. La plante reçoit son eau à partir de la substance nutritive
qu’elle absorbe à l’aide de ses racines du sol et des roches et tire son énergie
de la lumière du soleil à l’aide de la chlorophylle qu’Allah (Exalté et glorifié
soit-Il) a mise dans ses cellules, et qui a la faculté de décomposer
chaque molécule d’eau en un ion d’hydrogène portant une charge électrique
positive et en un autre ion d’hydroxyde portant une charge négative. Par l’union
de deux ions d’hydroxyde, une molécule d’eau et un atome d’oxygène se produisent
et ce dernier se dirige ensuite vers l’atmosphère pour compenser la consommation
par les êtres vivants (par respiration), de ce gaz indispensable à leur vie.
Quant aux ions d’hydrogène résultant de la décomposition de l’eau, ils
s’unissent avec les molécules du dioxyde de carbone que les plantes tirent de
leur entourage. Cette union produit les molécules organiques nécessaires à la
construction des cellules vivantes ; à commencer par les plus simples comme
le glucose, les autres saccharides et les glucides (les hydrates de carbone) et
à finir par les protéines, les huiles, les lipides, les acides aminés et les
acides nucléiques qui marquent le code génétique de tout être vivant.
C’est
ainsi qu’une partie de l’énergie solaire est conservée sous forme d’unions
chimiques dans lesquelles les ions d’hydrogène, existants dans l’eau, jouent un
rôle principal tandis que l’oxygène sortant de l’eau vers l’atmosphère à la
suite de la photosynthèse, est respiré par les êtres vivants. Cette respiration
a pour conséquence l’oxydation des matières organiques contenues dans la
nourriture provenant elle-même directement des plantes (ou indirectement par les
animaux). Ces matières organiques se transforment en dioxyde de carbone et en
eau. Et, c’est ainsi que l’atmosphère récupère le dioxyde de carbone que les
plantes tirent de l’air et récupère également une partie de l’énergie solaire
utilisée par les plantes par le biais de la chaleur produite durant les
différentes activités des êtres vivants. Cette énergie peut aussi se transformer
en déchets humains qui, à leur tour, s’oxydent et regagnent l’air.
Ainsi,
il devient évident que l’eau est indispensable pour la construction des corps
des êtres vivants et pour la continuité de leurs activités et fonctions
vitales.
Quatrièmement :
L’eau est le meilleur
diluant que l’homme ait connu. C’est pour cette raison qu’il constitue le milieu
diluant de nombreux éléments et composés qu’il transfère du sol et des roches de
la terre vers les différentes parties de la plante ainsi que de la nourriture
vers les différentes parties du corps de l’animal ou de l’homme. Ceci pourrait
être imputé à son degré de mollesse, sa tension superficielle et sa grande
capillarité.
Cinquièmement :
Que
l’eau est l’élément principal dans la construction des corps des êtres vivants.
Il fut prouvé par les analyses que le pourcentage d’eau dans le corps de l’homme
varie entre 71% chez l’adulte et 93% dans le corps d’un fœtus, alors que l’eau
constitue 80% de la composition du sang de l’homme et plus de 90% des corps de
plusieurs animaux et plantes.
Sixièmement :
Que
toutes les fonctions vitales et ses réactions diverses comme la nutrition,
l’excrétion, la croissance et la reproduction ne peuvent pas s’accomplir en
l’absence de l’eau. Cette eau est indispensable pour la photosynthèse, pour le
transfert des solutions d’une cellule à l’autre et vers les distances qui les
séparent, et ce, grâce à la capillarité des solutions aqueuses qui fonctionnent
au niveau des parois des cellules. Elle est également nécessaire pour la
construction des cellules et des nouveaux tissus, ce qui à son tour aide à la
croissance, à la reproduction et à l’élimination des toxines et des déchets
humains par les différentes sécrétions et excrétions.
Ajoutons
à cela, la nécessité de l’eau pour avaler, digérer, synthétiser, transférer et
distribuer la nourriture mais aussi pour transférer les vitamines, les hormones,
les éléments d’immunité et l’oxygène vers les différents organes du corps humain
de même que pour éliminer ses déchets et conserver sa température et son
humidité, ainsi que toutes les fonctions vitales qui en découlent. Il est donc
impossible d’imaginer une vie sans eau.
Certes,
il existe quelques êtres vivants qui ont la capacité de se dispenser de
l’oxygène alors qu’aucun être vivant ne peut complètement se passer de l’eau. En
plus des nombreux bienfaits de l’eau ; tels que son rôle de thermostat du
corps humain (puisqu’elle possède une grande capacité calorifique) et de
régulateur de la pression sanguine et des degrés d’acidité, son manque assoiffe
les cellules et trouble leur fonctionnement. Les tissus risquent de sécher, les
articulations de se coller et le sang de se coaguler et de se figer et l’homme
risque de périr en cas de manque d’eau. Les symptômes de ce manque sont
extrêmement dangereux : si le corps perd 1% de la quantité d’eau qu’il
contient, il sent la soif et si cette perte d’eau atteint les 5% de la quantité
existante dans son corps, sa gorge et sa langue sèchent, sa prononciation
devient difficile et sa peau se ride et il s’effondre. Le danger devient
d’autant plus grand au cas où le corps perd 10% de son eau car l’homme risque la
mort. En contre partie, l’excès de l’eau dans le corps humain par rapport au
niveau normal peut lui être fatal. Cette augmentation peut lui causer le
vertige, une faiblesse générale qui peut aboutir à une perte de conscience et
finir par la mort.
Septièmement :
De
nos jours, l’eau couvre 71% de la surface de la Terre estimée à 510 millions
Km2 alors que les continents constituent 29% de cette surface. En
fait, la terre est la planète la plus riche en eau dont la quantité est estimée
–sur la surface- à 1,4 milliards Km3 en plus des réserves d’eau, au
niveau de la marge continentale passive, dont la quantité est estimée au
centuple de ce chiffre et qu’Allah (exalté soit-il et glorifié) fait sortir vers
la surface par quantités précises avec les éruptions volcaniques. On peut
trouver la plupart de cette eau (environ 97,22%) sur la surface de la terre dans
les mers et les océans qui couvrent une surface de plus de 362 millions
Km2 avec une moyenne de profondeur d’environ 3 800 m, ce qui donne
aux mers et aux océans de la Terre un volume qui dépasse de peu les 1 375
millions Km3 d’eau salée.
Ajoutons
à cela, une proportion de glace qui couvre les deux pôles de la terre et les
sommets des montagnes avec une épaisseur qui varie entre 4 Km dans le pôle Sud
et 3 800 m dans le pôle Nord. Cette neige est constituée de 2,15% de la quantité
totale d’eau sur terre. La quantité restante, estimée à environ 0,63% de la
totalité de l’eau terrestre, est répartie comme suit : 0,613% dans les
roches de la croûte terrestre et 0,017% dans les réservoirs des lacs intérieurs,
dans les rivières et les ruisseaux et dans l’humidité de l’air et de la terre.
Cette humidité aide les plantes à pousser et joue un grand rôle dans la
formation des nuages qui protègent, pendant la journée, la Terre de la chaleur
et les rayons nuisibles du soleil et rendent également à la Terre la plupart de
la chaleur que ses roches diffusent vers l’atmosphère lorsque le soleil se
couche.
Cette
distribution miraculeuse de l’eau à la surface de la terre a joué –et continue
toujours à jouer- un rôle dans l’ajustement du climat terrestre de manière à ce
qu’il soit convenable à la vie des êtres vivants. Sans la présence de ces
étendues d’eau et de glace, la vie sur Terre aurait été impossible parce que la
température au niveau de l’atmosphère aurait pu atteindre plus de 100° C pendant
le jour et aurait pu baisser vers -100° C durant la nuit. Et, il va sans dire
qu’il aurait existé une grande difficulté, pour la plupart des êtres vivants, de
s’adapter à cette grande variance de température. C’est sans doute la
miséricorde divine qui a voulu nous protéger contre ces dangers grâce à la
couche aqueuse de la Terre qui régule sa température et ajuste la température de
l’air qui l’entoure en répétant le processus de vaporisation de grandes
quantités d’eau (environ 380 000 Km3), puis la condensation de
ces vapeurs sous forme de nuages, de brouillard et de rosée, ensuite la chute de
la pluie, de la neige et des flocons avec tout ce qui les accompagne (les orages
et les éclairs) et les composés de nitrogène et d’autres éléments qui descendent
pour enrichir le sol et le munir de ce dont les plantes ont besoin. C’est ainsi
que la terre est revivifiée après sa mort grâce à la toute puissance du Grand
Créateur –ce qui peut être traduit
comme :« Celui
Qui a créé et agencé harmonieusement, qui a décrété et guidé » (TSC,
Al-‘a’lâ : 2 et 3).
Huitièmement :
L’eau
aide à conserver également la température des mers et des océans de manière à
garantir la continuité de la vie aquatique. Ceci se fait grâce au mélange qui se
fait entre les courants marins froids et tièdes mais aussi grâce à l’absorption
par l’eau d’une grande partie des rayons du soleil et de la chaleur produite par
les êtres vivants aquatiques pendant leurs activités vitales et à sa
redistribution. Enfin, l’eau redistribue aussi la chaleur produite par les
éruptions volcaniques au fond des océans et des mers et protége les êtres
vivants aquatiques contre les changements subits de température surtout lorsque
celle-ci tombe à moins de 0° C.
Ainsi,
il nous paraît évident comment cette Puissance Créative a pu jouer un grand rôle
en donnant à l’eau des propriétés physiques et chimiques qui n’existent pas dans
les autres éléments. Parmi ces propriétés nous pouvons citer celle de sa faible
densité lors de la congélation ce qui la rend flottante sur la surface des mers
et des océans dans les régions froides et glaciales, au lieu de s’immerger en
détruisant tout signe de vie au fond de ces océans. Ces icebergs remplissent
également la fonction d’isolateurs entre la température très basse de l’air
d’une part et d’autre part, la température relativement plus douce de l’eau et
les êtres vivants qui s’y trouvent.
Nous
pouvons également ajouter à cela d’autres caractéristiques naturelles et
chimiques uniques dont Allah (Exalté soit-Il) a doté l’eau. Parmi les plus
importantes, figure sa grande capacité de diluer plusieurs matières solides,
liquides et gazeuses, de même que la structure bipolaire de sa molécule
résistante à la décomposition et l’ionisation. Nous pouvons ajouter à cela son
degré distinct de congélation et d’ébullition, sa température générique élevée
et sa haute température latente ainsi que son degré de viscosité et sa tension
superficielle supérieurs, mais aussi sa faible densité lors de sa congélation et
sa grande aptitude à s’oxyder et à se réduire. Elle peut également réagir avec
différents composés chimiques et crevasser le sol et le fendre pour aider la
plante à pousser.
Enfin,
c’est ainsi qu’Allah (que Son nom soit glorifié et exalté) prépara l’eau à jouer
son rôle essentiel dans la vie des êtres vivants (plantes, animaux et homme), ce
qui constitue en soi un miracle puisque Allah (que Son nom soit glorifié et
exalté) l’annonça, il y plus de 1400 ans, dans Son Noble
Livre –ce qui peut être traduit comme
:
« …Nous avons fait de l’eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc
pas ? ». Et ce verset vient directement après celui qui
raconte le processus de création des cieux et de la terre et de leur séparation
que l’on considère comme étant l’un des plus grands miracles divins.
Ce
verset s’adresse essentiellement aux impies et c’est pour cette raison qu’il
finit par une interrogation désapprobatrice, blâmante : « …Ne
croiront-ils donc pas ? ».
Il
s’agit de réalités que l’homme n’est parvenu à découvrir que vers la moitié du
vingtième siècle. Le fait que le Saint Coran les ait citées aussi précisément et
brièvement tout en étant global et général, est une preuve tranchante qui
atteste que le Coran est bien la parole d’Allah et que Mohammad est Son dernier
messager que la paix et la
bénédiction d'Allah soient sur lui, ainsi que sur
sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent son droit chemin et
s’engagent à transmettre son message jusqu’au jour du Jugement Dernier.
Et
qu’Allah, le Seigneur des univers, soit loué.
[1] TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran.
[2] Basmalah: “Au
nom de Dieu, le Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset
du Coran, elle préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9.
(NdT)