Ce noble verset vient au début de la sourate
“Arra‘d” (Le Tonnerre) qui est une sourate “Makkiya” (révélée à Mekkah), et dont
les ayahs, après la “Bassmalah” (formule qui préface toutes les sourates
exceptée la 9ème), sont au nombre de 43. Elle a été ainsi appelée du fait
qu’elle mentionne cette vérité qu’est le tonnerre, qui est un des phénomènes
atmosphériques fréquents, représente une des formes de célébration de la gloire
d'Allah (que Son nom soit loué et exalté) d’après ce qu’Il dit Lui-même :
“Les sept cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent, célèbrent Sa gloire. Et il
n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges. Mais vous ne comprenez
pas leur façon de Le glorifier. Certes c’est Lui qui est indulgent et
pardonneur.”] (TSC, Al-Isrâ’ ‘Le Voyage nocturne’ : 44.)
L’axe principal de la sourate tourne autour du
principe de la foi dont les piliers sont l’unicité d’Allah, Son exaltation
au-dessus de tout associé, tout ressemblant, tout antagoniste ou tout attribut
indigne de Sa sublimité ; autour de la soumission qui Lui est manifestée
par une adoration parfaite, de la croyance en Ses Anges, Ses Livres, Ses
messagers, en la dernière Révélation faite au dernier des prophètes et messagers
(BP sur lui avec Sa bénédiction pour tous), ainsi que la croyance en
l’inéluctabilité de la Résurrection, du Jugement, du Paradis et de l’Enfer, tout
comme ce qui a été révélé dans tous les messages du ciel et fut complété et
préservé dans le Coran et les traditions du dernier des prophètes (que les
meilleures grâces et la plus pure des paix leur soient
accordées).
Des signes assez nombreux des vérités de
l’univers, de ses horizons et de ses phénomènes, apparaissent dans la sourate
“Arra‘d” dont voici en résumé quelques-uns:
[“Et
sur la Terre il y a des parcelles voisines les unes des autres, des jardins
(plantés) de vignes, et des céréales et des palmiers, en touffes ou espacés,
arrosés de la même eau, cependant Nous rendons supérieurs les uns aux autres
quant au goût. Voilà bien là des preuves pour des gens qui raisonnent.”] (TSC,
Arra‘d ’Le Tonnerre’ : 4)
“Ibn Kathîr” (Qu’Allah l’ait en Sa sainte
miséricorde) dit : “Ce sont des terres voisines les unes des autres bien
que celles-là soient bonnes et produisent ce dont les gens profitent et
celles-ci marécageuses et salées qui ne produisent rien. Les différentes
couleurs des contrées de la terre sont comprises dans ce verset, l'une est
rouge, l'autre blanche, jaune, ou noire et celle-ci est rocheuse, plane, épaisse
ou mince, et pourtant toutes voisines. Tout cela démontre que c’est le Créateur
qui choisit et qu’il n’y a pas d’autre Dieu que Lui. Ses paroles : “et des
céréales et des palmiers”
peuvent être coordonnées à “jardins” et donc “plantes” et palmiers” seront sujets ou bien
coordonnées à vignes et deviendront ainsi complément…Celles-ci “en touffes
et espacés” (çinwân et pas çinwân) désignent la plante composée d’une
seule tige et celle qui en a plusieurs… et “arrosés de la même eau,
cependant Nous rendons supérieurs les uns aux autres quant au goût”,
mentionne cette différence entre les genres de fruits et des plantes dans leurs
apparences, leurs couleurs, leurs goûts, leurs parfums, leurs feuilles et leurs
fleurs, bien qu’ils soient tous générés de la même nature qui est l’eau et ce
sont des signes pour celui qui est éveillé. C’est aussi une des signes qui
montre le Créateur qui choisit et qui, par Sa puissance, a différencié entre les
choses, les a fabriquées comme il le veut et a dit –ce qui peut être traduit comme
: “Il y a là des
preuves pour des gens qui
raisonnent.”
Il y a dans ce verset des vérités scientifiques
qui peuvent être ainsi résumées :
Premièrement : dans ces paroles d’Allah (que Son nom soit
glorifié) –ce qui peut être traduit
comme “ et sur la
Terre il y a des parcelles voisines les unes des autres”. Cette expression coranique inimitable
comprend les vérités suivantes :
1.
La constitution de l’enveloppe rocheuse de la
Terre de plaques voisines les unes des autres qui, malgré leur nombre de douze
plaques énormes en plus de quelques petites, sont séparées par des affaissements
terrestres d’une profondeur qui peut aller de 65 kilomètres à 150 kilomètres et
d’une longueur de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Ces
affaissements encerclent entièrement le globe terrestre comme si c’était une
seule fissure sinueuse que les savants comparent à la soudure d’une balle de
tennis.
Chacune des plaques de l’enveloppe rocheuse de la
Terre a une origine particulière et par conséquent, elles sont différentes dans
leur composition rocheuse et minérale, dans la densité de leur matière et leur
épaisseur.
2.
La constitution de chacune des plaques de
l’enveloppe rocheuse de l’un de ces trois principaux genres de roches : les
roches éruptives, sédimentaires et métamorphiques avec leurs différentes
subdivisions. Elles forment des parties avoisinantes dans chacune des plaques de
l’enveloppe rocheuse de la Terre et sont également différentes dans leurs caractéristiques
naturelles et chimiques, leurs aspects et leurs formes sur la surface de la
terre.
Les roches éruptives par exemple sont divisées en
groupes : “acide”, “ultra acide” “intermédiaire”, “basique” et
“ultrabasique”. Chacun de ces groupes comprend des rocs d’origine profonde,
fortement cristallisés avec de grands cristaux, des rocs provenant d’une
profondeur moyenne de l’écorce terrestre et donc de cristallisation moyenne avec
des cristaux moyens, des rocs vitreux d’origine volcanique (non cristallisés)
avec des petits cristaux. De même, les roches métamorphiques et sédimentaires
sont nettement différenciées dans n’importe quelle partie de l’enveloppe
rocheuse de la Terre et, selon la proportion des groupes rocheux qui s’y
trouvent, la différence apparaît dans les plaques.
3.
La diversité évidente des genres de sols, qui
résultent de la décomposition de tous ces genres de rocs (grâce aux différents
éléments d’érosion externes et internes "érosion" et "désagrégation") due à
l’origine du roc, sa composition chimique et minérale et ses conditions
atmosphériques (le climat, le relief et le genre de vie qui s’y trouve) qui
diffèrent de sorte que le sol qui recouvre chacun des genres de roches dont se
constitue chacune des plaques de la croûte terrestre est extrêmement différent
d’une contrée à une autre, leur donne l’aspect de parties avoisinantes. Cette
diversification a donné au sol sa grande variété dans sa constitution physique
et chimique et dans sa fertilité.
Suite à cela, la Terre apparaît comme des parties
avoisinantes avec les plaques qui constituent son enveloppe et les différents
genres de roches qui forment chacune d’entre elles et la diversification du sol
qui résulte de l’érosion et de la désagrégation de ces roches dans les
nombreuses conditions d’environnements qui varient avec le nombre de régions,
leurs conditions atmosphériques, leurs reliefs et le genre de vie qui s’y
trouve. Par conséquent, ces parties de terre voisines diffèrent énormément dans
leur fertilité, dans ce qu’elles comportent comme flore et comme fruits de cette
dernière.
Il a été
prouvé dernièrement, que chaque forme de vie a besoin d’un environnement
qui lui est particulier. Ainsi, l’enveloppe biotique de la Terre se constitue de
nombreux espaces, de régions et des systèmes écologiques dont chacun se
distingue par ses particularités géographiques comme reliefs, climat, genre de
roches, sol et biochore qui lui est propre. Parmi ces dernières, il y a, par
exemple, celles à qui Allah a donné le pouvoir de coexister ensemble en symbiose
d’une façon qui leur est bénéfique ou bien bénéfique pour l'un d'entre eux sans
être nocive pour l’autre. Au cas où il y aurait bénéfice d’un côté et dommage de
l’autre cette relation est qualifiée de parasitaire.
Tout être vivant a son domaine d’environnement
c’est à dire son emplacement dans un système écologique défini, dans certaines
conditions prédéterminées qui comprennent le genre de roches, le genre de sol,
les reliefs de la terre, les conditions atmosphériques et les autres créatures
vivantes qui partagent avec lui son milieu, réagissent avec lui, se trouvent
influencées par lui ou l’influencent.
Les systèmes écologiques s’étendent sur la surface
de la Terre et diffèrent entre les régions équatoriales qui sont très chaudes et
très humides, les régions polaires particulièrement très froides et sèches et
les régions tempérées. Elles diffèrent également dans le même endroit entre les
cimes hautes, les flancs bas et les vallées planes. Sur les cimes de plus de 3
000 mètres, la vie est restreinte à quelques algues qui poussent sur la neige ou
dans les mares d’eau qui résultent de la fonte de la neige. Entre 2 500 et 3 000
mètres, de toutes petites fleurs sont disséminées entre les rocs, entre 2 000 et
2 500 mètres s’étendent les forêts de pins montagnards, entre 1 500 et 2 000 les
forêts conifères, entre 1 000 et 2 000 les arbres à feuilles caduques et en
dessous de cette hauteur, on trouve les différentes forêts et différentes
végétations depuis les bas flancs jusqu’à une hauteur d’à peu près 1 000 mètres
au-dessus de la surface de la mer.
Un grand nombre de ces systèmes se chevauchent
entre eux par degrés perceptibles bien que certains arrivent à des limites
particulières où l’environnement change d’une façon
soudaine.
Chacun de ces systèmes peut être exposé à des
modifications avec les changements progressifs ou subits des conditions
atmosphériques ou l’intervention de l’Homme, ce qui mène à l’altération ou à la
disparition de la végétation, à la migration des animaux ou leur disparition.
Tout cela aide à faire voir la terre comme des parties avoisinantes, différentes
dans leur constitution rocheuse, leurs caractéristiques naturelles et chimiques
et le sol accumulé sur les roches, leurs conditions d’environnement, les aspects
de la vie qu’elles contiennent et l’évolution de tout cela avec le temps. Comme
les parties de terres avoisinantes sont en état de changement continu, pour
signaler ce fait, le noble verset, a utilisé l’article indéfini dans cette
locution “des parcelles voisines” et c’est un des signes
surprenants dans ce verset.
Ces vérités n’ont été perçues par les sciences
acquises qu’aux dernières décennies du 19ème siècle et durant le
20ème. Leur survenue dans le Livre divin révélé au début du
7ième siècle (P.J.C.) à un prophète illettré (BP sur lui), dans une
communauté dont la majorité était illettrée, certifie catégoriquement que le
Coran est la parole d’Allah le Créateur et témoigne pour le dernier messager qui
l’a reçu de la prophétie et du message.
Deuxièmement : Ces paroles d’Allah (que Son nom soit glorifié)
“des jardins (plantés) de vignes, et des céréales et des palmiers”
signalent un certain nombre de vérités scientifiques dans ces plantes que nous
résumons ainsi :
1.
“des jardins plantés de vignes” : Le
raisin a été mentionné onze fois dans le Livre divin, dont deux au singulier et
neuf au pluriel et dans la plupart d’entre elles la mention du palmier est venue
de même au singulier et au pluriel avec celle du
raisin.
Le raisin est un fruit particulier car, en plus de
son grand contenu en glucides par rapport à tous les autres fruits, il est riche
en vitamine “A”,“C”, en éléments organiques comme les protéines végétales, en
acides, en ferments, en sels minéraux de nombreux éléments comme le potassium,
le sodium, le calcium, le phosphore, le fer et d’autres compositions organiques
et non organiques qui s’y trouvent en proportions équilibrées et qui en font un
des aliments les plus appropriés et un des fruits les plus purs pour l’homme.
C’est pourquoi le raisin a prouvé son efficacité
remarquable dans la purification du sang des toxines, des résidus et des déchets
organiques et non organiques, des virus, des fongosités, des bactéries qui
causent de nombreuses maladies, dans l’accroissement de la résistance du corps
aux maladies et dans le renouvellement de ses cellules endommagées surtout s’il
est pris à jeun après une journée de jeûne et pour une période de cinq à sept
semaines consécutives. Il a été également rapporté que le raisin réagit
rapidement avec le corps humain qui l’absorbe directement sans
digestion.
Le raisin a été utilisé avec succès comme remède
pour de nombreuses maladies telles que la goutte, les rhumatismes, les maladies
résultant du Schistosome qui cause la bilharziose, l’anémie, les maladies du
système digestif, du système d’excrétion, du système respiratoire, les
infections du foie et de la vessie, les infections et les ulcères internes et
externes, les purulences de la bouche et de la gencive, la carie dentaire et
beaucoup de cas de cancer surtout dans ses premières phases.
Récemment, il a été découvert que le fruit du
raisin contient un complexe, du nom de “Resvératrol”, très efficace dans la
lutte contre le cancer et les autres maladies incurables dans leurs différentes
étapes. Cette molécule a été trouvée dans 72 autres fruits parmi lesquels les
mûres, les cacahuètes et quelques légumes secs comme les pois chiches, les
fèves, les lentilles mais en moindres proportions que dans le raisin.
La doctoresse Johanna Brandt a témoigné de cela
après avoir été guérie du cancer grâce à la consommation du raisin et après une
lutte de neuf ans contre cette maladie. Elle a raconté son histoire dans un
livre intitulé “L’Histoire de la découverte”, imprimé à New York en 1928, et
publié plusieurs fois après. Monsieur Shekelton a témoigné de même après une
lutte contre l’Urémie (insuffisance rénale) qui a duré près de quarante ans et
il a publié un livre intitulé “ La Cure par les Raisins” où il a raconté
son histoire et celle de la doctoresse Johanna Brandt en plus d’autres histoires
qui parlent du bienfait des raisins dans la cure de nombreuses maladies. Ce
dernier livre a été traduit par le docteur “Mohammed Ach-Cheikh ‘Omar”, publié par la maison “Al-Madani” (68,
rue Al-‘Abbassiya –Le Caire) et distribué bénévolement par la librairie du
docteur “‘Abdir-Rahmân‘Omar Naçîf” (à Jeddah en Arabie Saoudite).
Le jus de raisin concentré ou allégé compte comme
un désinfectant puissant et sa solution allégée est utilisée pour la
désinfection de l’oreille, du nez, de la bouche et du larynx, comme il peut être
utilisé en pansements pour la cure des blessures et des suppurations externes.
Le raisin peut-être desséché sans que cela ne diminue sa valeur nutritive et
curative que ce fruit garde longtemps en lui.
Ces bienfaits considérables du raisin, et ceux qui
n’ont pas encore été découverts, furent peut-être la cause de sa mention
particulière dans le saint Coran dans onze endroits de dix sourates et de
l’appellation, à presque chaque fois, de ses lieux d’agriculture du terme
“Djannât” (Paradis). Ce fruit est donc rapporté au Paradis bien que celui-ci
fasse partie de l’inconnu que seul Allah sait et que ses règles, ses lois et
l’aspect des choses qui s’y trouvent soient différents de ceux du monde
d'ici-bas et de ses créatures, même si sa description est venue dans la
sourate“An-Naba’” (La Nouvelle) pour le rapprocher aux gens ici-bas. Mais malgré
cela, c’est toujours un signe d’honneur pour le raisin et son arbre béni.
2.
“des céréales et des
palmiers”
L’expression “Zar‘” (céréales, plants) désigne ici tous les genres de plantes.
Sa mention là et dans d’autres endroits du saint Coran au nombre de dix, en plus
de quatre autres où elle est venue dans la forme du verbe ou du sujet, confirme
cette désignation avec une concentration sur certaines espèces, parmi lesquelles
les vignes, les palmiers, comme dans le verset qui nous concerne, les figuiers,
les oliviers, les grenadiers et les bananiers dans d’autres endroits, et pour
certifier également l’importance de chacune d’entre elles qui les différencie
du reste des plantes et des
fruits.
3.
Le palmier est un des arbres aux feuilles
persistantes qui se distingue par un long tronc de belle apparence et se termine
par un bouquet de feuilles au sommet, sans branches. Ses feuilles qui cachent
ses jeunes pousses au sommet ne tombent pas à moins que l’homme ne les coupe. Le
fruit du palmier, la datte, passe par quatre phases de maturation, croquante,
très tendre, mure et sèche. La datte est comestible dans tous ces états et c’est
un fruit apprécié d’une grande valeur nutritive. La datte sèche contient une
proportion de 70% d’hydrates de carbone avec tout ce qu'ils comportent comme
glucides, de 13% d’eau, de 10% de fibres, de 2,5 % de matières grasses, de 1,5%
de sels minéraux, de vitamines “A”, “B”, et “C” en plus de protéines, d’hormones
et d’antibiotiques pour le reste du pourcentage.
Parmi ces hormones il y en a qui se composent de
neuf acides aminés dans le genre de l’hormone Ocytocine qui joue un rôle
important dans le corps humain masculin ou féminin. Elle aide à arrêter
l’hémorragie, à faire écouler le lait en abondance, à faciliter les douleurs de
l’accouchement, à resserrer l’utérus et à le rétracter après, à aiguiser la
sensibilité, à apaiser les cœurs, à alléger les états d’âmes et à dissiper la
tristesse chez les deux sexes. La datte contient également de l’œstrogène, une
hormone qui a plusieurs rôles dans le corps humain, dont le plus important est
l’équilibration des lipides et des sels. Les composants les plus importants de
la datte sont les sels de magnésium, le manganèse et le fer qui s’y trouvent en
proportions convenables et sous une forme d’absorption facile. Ces premiers ont
une grande influence sur les glandes du corps, les endocrines comprises, qui
secrètent les hormones et ont également un rôle dans l’apaisement du système
nerveux, la santé des os et des dents, l’accroissement des cellules,
l’assouplissement des tissus, la résistance aux toxines acides, l’abaissement de
la température du corps et son rafraîchissement.
Quant au manganèse, ses sels apaisent les nerfs,
adoucissent les sentiments et les émotions, éliminent la tristesse et les
angoisses et rassurent l’esprit. Le fer, lui, joue un rôle important dans
l'élaboration des globules rouges du sang et parvient aux nouveau-nés par la
voie de l’allaitement naturel.
La supériorité du palmier sur les autres plantes
et la grande importance de son fruit sont la cause de la concentration du Coran
sur lui. Il a été mentionné dans vingt versets de seize sourates dont
quelquefois au singulier comme les deux fois de la sourate “Mariam” (Marie) où
il désignait un palmier en particulier, dix fois avec un article défini et, sept
fois au pluriel indéfini, plus une fois comme épithète.
Troisièmement: A propos de ces paroles d’Allah (que Son nom
soit glorifié) –ce qui peut être traduit comme
: “en touffes ou
espacés, arrosés de la même eau, cependant Nous rendons supérieurs les uns aux
autres quant au goût” : Les savants connaissent aujourd’hui plus
de 400 000 genres de plantes dont 250 000 du genre spermatophytes (plantes à
fleurs) auxquels Allah a donné le pouvoir de fabriquer leur propre nourriture
par le système de la photosynthèse et 150 000 du genre “Cryptogames” (plantes
sans fleurs) qui, n’ayant pas le même pouvoir, se nourrissent
autrement.
Chaque genre de ces plantes est fermement lié à
son environnement qui est régenté par le milieu géographique comme relief,
climat, genre de roches, eau en abondance ou en petite quantité, nombre de
créatures qui l’entourent et autres facteurs. Mais il est surtout régenté par
son code génétique qui contrôle ses caractéristiques et ses différentes
possibilités parmi lesquelles celle de pouvoir choisir des éléments et des
compositions définis de la terre sur laquelle il se trouve pour donner des
fruits, des graines ou des pépins particuliers dont chacun a son goût, son
odeur, sa couleur, son aspect, sa taille en concordance avec toutes les
conditions d’environnement.
Chacun des genres de plantes est une créature
vivante qui possède un nombre défini de chromosomes qui la différencient des
autres et chacun de ces derniers porte un codon de gènes qui émet les
informations nécessaires à la cellule pour la fabrication d’une certaine
protéine qui change selon la différence des signes héréditaires transmis. En
conséquence ses fruits se distinguent par leur goût, leur parfum, leur couleur,
leur forme et leur taille en touffes ou espacés, arrosés de la même eau et
pourtant supérieurs les uns aux autres quant au goût.
Cette diversité dans la même famille de plantes
prend lieu au moment de la multiplication et de l’union des gènes entre les
cellules mâles et femelles en proportions différentes et donne ainsi des fruits
différents sous les mêmes conditions d’environnement et dans le même genre (en
touffes), et sous les mêmes conditions d’environnement et dans les différents
genres (espacés) et dans les environnements différents pour donner de nombreux
genres de fruits, de graines et des produits agricoles pour subvenir à tous les
besoins de la vie sur Terre.
La typologie, la génétique, l’écologie et la
géologie sont mentionnées dans le verset. Ce sont des vérités qui n’ont été
découvertes par l’Homme et à un stade primaire qu’au début du 18ème
siècle et n’ont été clarifiées que dans les dernières décennies du
20ème. Leur venue dans le Livre divin révélé au début du
7ème siècle avec cette précision scientifique, cette globalité et
cette connaissance certifient que le Coran est la parole d’Allah (que Son nom
soit glorifié et exalté) et ce sont là des signes pour des gens qui raisonnent.
Que la grâce et la paix d’Allah soient accordées à
notre maître Mohammed, à sa famille, à ses compagnons et à celui qui suit sa
sagesse et invite à sa religion jusqu’au Jour du Jugement et loué soit Allah
seigneur des univers.
[1] TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)