Ce verset coranique se
trouve au milieu de la première partie de la Sourate « Les Abeilles ». Cette
dernière est mecquoise et ses versets sont au total de cent vingt-huit après la
Basmalah[2].
Elle a été dénommée ainsi parce qu’elle fait allusion aux abeilles, que Allah a
doté d’une nature incroyable, en leur permettant de construire leurs ruches,
organiser leur vie, emprunter des chemins divers sans difficulté et extraire des
ventres de leurs femelles ce liquide dans lequel il y a une guérison pour les
gens.
Le mot arabe « nahl » qui
veut dire « abeilles » est dérivé du verbe « nahhala » qui signifie « doter »
parce que Allah les a dotées du pouvoir de produire du miel, grâce auquel IL les
a distinguées des autres insectes.
La sourate expose les
bases fondamentales sur lesquelles s’appuie la doctrine islamique dont la
véridicité de la divinité d’Allah, le fait qu’Allah est le Créateur de tout, et
le Seigneur et Roi de toute chose, la véridicité de l’unicité absolue du
Créateur au-dessus de toutes Ses créatures, la véridicité de l’absolutisme du
pouvoir divin qui est illimité, la véracité de la volonté divine que nul
obstacle ne retient, et la véracité de la révélation, de la prophétie et du
message que Allah a fait descendre sur un nombre de Messagers, et a complété et
conclu à travers l‘envoi du dernier des Prophètes et Messagers Mohammad Ibn
Abdillah (BP sur lui). C’est pour cette raison qu’Il a promis de préserver son
dernier Message entièrement dans la langue de sa révélation, alors qu’Il avait
chargé les communautés précédentes de préserver les messages qu’il ont reçus
mais elles les ont égarés.
La Sourate a cité
plusieurs signes cosmiques prouvant la véracité de la divinité d’Allah, à
travers lesquels se révèle la magnificence de Sa création, l’infinité des biens
accordés aux serviteurs, la globalité de Son savoir, la profondeur de Sa sagesse
et la précision de Sa disposition. Parmi ces signes, on distingue :
1.
Création des cieux et des terres avec juste
raison ;
2.
Création de l’homme d’une goutte de sperme. Alors
que dans la plupart du temps, l’homme se comporte avec reniement et ingratitude
envers son Créateur ;
3.
Création des bestiaux d’où l’homme retire
plusieurs profits ;
4.
Création des chevaux, des mulets et des ânes et
d’autres moyens de transport qui n’étaient pas connus à l’époque de la
révélation, et qui resteront en perpétuel développement suivant le progrès du
savoir de l’homme et de ses capacités techniques, et Allah crée ce que l’homme
ne sait pas ;
5.
La diversité des croyances des gens entre
l’égarement et le bon chemin ;
6.
Faire descendre du ciel, de l’eau qui sert de
boisson et grâce à laquelle poussent des plantations et des arbres dont les plus
importants sont les oliviers, les vignes et d’autres sortes d’arbres aux fruits
bénis ;
7.
Assujettissement de la Terre (explication de
l’alternance du jour et de la nuit par sa forme sphérique et sa rotation sur
elle-même par rapport au soleil), ainsi que l’assujettissement du soleil, de la
lune et des étoiles à l’ordre d’Allah afin que la vie se stabilise dans cet
univers ;
8.
Déploiement des différents types de vie sur terre
et diversité des formes de sa surface, ses roches, ses éléments et ses
composants, et les différents cycles qu’elle comporte (cycle hydraulique, cycle
de vie, cycle de la roche, etc.) ;
9.
Assujettissement de la mer pour l’homme avec ce
qu’elle comporte de chairs fraîches, et d’ossatures utilisées dans l’industrie
des parures, et sa capacité de porter des bateaux de différentes tailles, en
fendant la mer et l’air, au profit de l’homme ;
10.
Implantation des montagnes immobiles dans la terre
afin qu’elle ne branle pas, sinon la vie sera impossible au-dessus d’elle, et
établissement d’un rapport entre leur formation et l’écoulement des rivières de
leurs sommets et le rôle du mouvement des rivières (de l’amont à l’aval) dans la
désagrégation des roches. De même que la formation de la terre et la
concentration de divers métaux et roches utiles et les autres richesses
souterraines et dans l’aplanissement de la surface de la terre et la formation
des sentiers et des chemins ;
11.
Le fait de rendre les différents reliefs de la
terre des points de repères servant de guide pendant la journée de même que les
étoiles pendant la nuit ;
12.
Le fait qu’Allah est le Créateur de tout et que
les créatures ne peuvent pas créer ;
13.
Description du châtiment de certaines nations
précédentes, ressemblant à ce que les tremblements de terre causent
actuellement, à une époque où personne ne comprenait le mécanisme de la survenue
de ces séismes ;
14.
Confirmation qu’Allah qui a englouti en terre ceux
qui complotaient des méfaits par le passé, peut les engloutir au présent et à
l’avenir, et cela prouve que notre compréhension du mécanisme de la survenue des
catastrophes n’exclue pas le fait qu’elle fasse partie des soldats d’Allah, Qui
les envoie à qui Il veut de Ses serviteurs, afin qu’Il punisse les
désobéissants, mette à l’épreuve les bienfaiteurs et donne une leçon aux
survivants ;
15.
L’allongement de l’ombre à droite et à gauche
n’est qu’une des images de prosternation et d’assujettissement en toute humilité
et obéissance ;
16.
Création du lait dans les ventres des bestiaux
extrait du mélange d’entre les excréments intestinaux et du sang, un lait pur
délicieux pour les buveurs ;
17.
Le fait de rendre les fruits des palmiers et des
vignes une source de vie pour l’homme, qui peut en déformer l’utilisation en en
produisant les vins;
18.
Création des abeilles et dotation de leurs
femelles du pouvoir de bâtir leurs demeures dans les montagnes, les arbres et
les treillages que les hommes font, et d’accumuler le nectar des différents
fleurs et fruits, en parcourant de longues distances sans perdre le chemin du
retour à leurs ruches et de transformer ce nectar dans leurs ventres en cette
liqueur aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les
gens ;
19.
Le cycle de la vie depuis sa création jusqu’à la
mort est une fatalité imposée à tous les êtres vivants, y compris l’homme qui
peut mourir petit, jeune ou sera reconduit jusqu’à l’âge le plus vil qui est
caractérisé par une absence partielle ou totale de la
mémoire ;
20.
Le fait de faire précéder la création de l’ouïe
avant celle de la vue ;
21.
Le fait que c’est Allah qui retient les oiseaux
assujettis [au vol] dans l’atmosphère ;
22.
Allusion par le mot arabe « Har » à la chaleur et
au froid dont chacun est représenté par les degrés de chaleur positifs ou
négatifs ;
« Et Il a implanté
des montagnes immobiles dans la terre afin qu’elle ne branle pas en vous
emportant avec elle de même que des rivières et des sentiers, pour que vous vous
guidiez » (TSC,
‘An-Nahl’, ‘Les Abeilles’ : 15)
D’après Ibn
Kathîr, qu’Allah l’ait en Sa miséricorde : « Allah, que Son Nom soit
Exalté, a cité la terre et les montagnes immobiles qui l’aident à se stabiliser
et à ne pas branler, c’est à dire pour qu’elle ne perturbe pas les animaux
vivant au-dessus d’elle, ce qui pourrait rendre leur vie impossible. C’est pour
cela qu’Il a dit «et quant aux montagnes, Il les a ancrées » et
« des rivières et des sentiers » autrement dit, Il y a créé, pour
l’homme, des rivières s’écoulant d’un endroit à un autre ; elles prennent source
dans un lieu et sont une source de vie pour les habitants d’un autre lieu. Les
rivières traversent des régions, des champs et des déserts, et fendent les
montagnes et les roches selon la volonté, le destin, l’assujettissement et la
facilitation d’Allah, car Il n’y a d’autre divinité que Lui. Il y a également
créé des sentiers (défilés) : des chemins à parcourir de pays en pays. Allah
découpe même la montagne en deux pour laisser de l’espace à un chemin et un
sentier comme Allah dit –ce qui peut être traduit comme
: « Et Nous y avons
placé des défilés servant de chemins afin qu'ils se
guident».
Parmi les significations
scientifiques incroyables du verset sacré, l’emploi du terme « implantation »
pour décrire la formation des montagnes et la qualification des montagnes
d’immobilité de peur que la terre ne branle en entraînant les créatures avec
elle, et le rapport entre la formation des rivières et des sentiers et celle des
montagnes, et en voici les détails :
Premièrement
: Description du processus de formation des montagnes en employant le mot
«implantation».
Les montagnes sont
définies comme des formes terrestres saillantes de la surface de la terre. Elles
sont connues par leurs hauts sommets, leurs pentes déclinées et leur existence
en groupes sous forme de séries, radeaux, chaînes et bandes qui sont
généralement parallèles ou presque, mais il existe des montagnes individuelles
qui se forment habituellement à partir des éruptions selon le processus suivant
:
Les
montagnes volcaniques se forment grâce aux processus d’implantation des
éruptions volcaniques (Théorie géosynclinale)
:
La croûte terrestre est
fragmentée, à l’aide d’un nombre d’engloutissements terrestres dont la
profondeur varie entre 65 Km et 150 Km, en une douzaine de grandes plaques, en
plus d’un nombre moindre de petites plaques.
Etant donné que ces
plaques émergent au-dessus d’une zone souple presque liquéfiée connue sous le
nom de marge continentale passive, les volcans se multiplient au niveau
des limites séparant ces plaques, notamment les points d’écartement.
La plupart de ces volcans
lancent des laves de bas en haut. Ces dernières s’accumulent les unes sur les
autres en produisant des roches volcaniques permettant de constituer de
nouvelles montagnes, dont la hauteur atteint des milliers de mètres au-dessus du
niveau de la mer, parce que la plupart de ces volcans poursuit son activité
pendant des périodes variant entre vingt et trente millions d’années et
l’activité de certains d’entre eux peut perdurer au-delà d’une centaine de
millions d’années.
Des exemples de montagnes
volcaniques : le Mont Ararat en Turquie (5 100 mètres), le Mont Etna en Sicile
(3 300 m), le Mont Vésuve en Italie, le Mont Kilimandjaro en Tanzanie (5 900m)
et le Mont Kenya (5 100m) au Kenya.
Les
montagnes plissées formées par les processus d’implantation de roches colorées
sur les fonds d’océans et sur les frontières des continents (Théorie de la
tectonique des plaques):
Les chaînes de montagnes
plissées constituent la fin du développement de la formation des zones
d’orogenèse. C’est pour cela qu’elles sont représentées par les grandes séries
de montagnes dans le monde qui sont constituées de différents types de roches
sédimentaires, ignées et métamorphiques (et tous résultent d’un processus
d’implantation). Elles subissent différents changements tels que le plissement
et la fissuration, les intrusions et les éruptions volcaniques. Des processus
d’implantation de bas en haut et de haut vers le bas dans chacune de ces
opérations de constitution ont un rôle fondamental qui ne peut être négligé.
Les observations sur le
terrain prouvent que la formation des montagnes plissées est devancée par la
constitution de réservoirs terrestres gigantesques dont la longueur est estimée
à des centaines de kilomètres, la largeur à des dizaines de kilomètres et la
profondeur à des centaines de mètres. Mais leurs fonds s’abaissent sous le poids
de leur contenu, ce qui mène à des accumulations de roches sédimentaires en
alternance avec les éruptions volcaniques dont l’épaisseur dépasse les mille
cinq cents (1 500) mètres, et les lambeaux de roches et les sédiments qui se
constituent d’une manière chimique ou naturelle pour constituer cette
gigantesque couche de roches sédimentaires expulsées toutes du haut des eaux des
mers à leurs fonds à travers une vraie opération d’implantation et les éruptions
volcaniques s’y interférant et s’alternant avec eux sont expulsées de bas en
haut lors des explosions volcaniques.
Par ailleurs, ces
réservoirs terrestres se sont formés par un nombre de failles engloutissantes
profondes qui sont en perpétuel mouvement, afin de faire descendre les
réservoirs lentement, ce qui facilite le rassemblement de ces accumulations
épaisses de roches sédimentaires et volcaniques qui se forment à leur tour grâce
au processus d’implantation de haut en bas et de bas en haut ou des deux, l’un
subséquent à l’autre.
Les études sur le terrain
indiquent également que le mouvement des plaques de la croûte terrestre joue un
rôle essentiel dans le processus de formation de ces chaînes et séries de
montagnes extrêmement plissées et faillées. Lorsque deux des plaques formant le
fond de l’océan se heurtent, une chaîne d’îles volcaniques se crée sous forme de
voûtes au-dessus du fond de l’océan. Lorsque ce dernier se heurte avec l’une des
plaques continentales qui l’entourent et commence à plonger en dessous, des
cavités se forment et dans lesquelles s’accumule, à travers l’implantation du
haut en bas, un amas important de sédiments qui se multiplient progressivement
pour donner des roches sédimentaires. Avec ces dernières, s’alterne un nombre
important d’éruptions volcaniques qui sont implantées du bas en
haut.
Le processus de
coulissement du fonds de l’océan sous une plaque continentale voisine est
caractérisé par un rabotage de cette grande épaisseur de roches sédimentaires et
volcaniques (se rassemblant dans la fosse profonde résultant du plongement du
fond de l’océan sous la plaque continentale) ; Résultant de son infection
et son implantation sur la frontière de la plaque continentale flottante, une
chaîne de montagnes se constitue à partir de chaînes plissées et faillées près
de la fosse marine, s’enfonçant progressivement sous la plaque continentale.
Avec la poursuite de son enfoncement, plus de roches sédimentaires maritimes,
ainsi que les éruptions volcaniques qu’elles comportent, seront rabotées du haut
du fond de l’océan plongeant sous la plaque continentale, et elles seront
expulsées au-dessus du bord de la plaque continentale afin de s’ajouter à la
chaîne de montagnes formées sur le bord de la plaque continentale. Ainsi, les
éruptions volcaniques et les intrusions ignées qui représentent le cœur et la
base de la chaîne montagneuse formée seront activées et ce par la fonte
partielle de la plaque plongeante et par l’élimination de morceaux de magma de
la zone continentale passive dans laquelle ils
s’immergent.
Une plaque continentale
peut, parfois, se déplacer vers une autre plaque continentale en face, en
poussant devant elle le fond de l’océan séparant ces deux plaques. Le fond de
l’océan passe par-dessus la plaque continentale en face, progressivement,
jusqu’à ce qu’il soit entièrement absorbé; à ce moment là, les deux plaques
continentales se heurtent violemment, ce qui mène à l’enfoncement de la plaque
continentale plongeante partiellement sous la plaque continentale qui flotte
par-dessus. Les plus hautes chaînes de montagnes seront sur le bord de la plaque
continentale plongeante, et ce en rabotant les roches sédimentaires et
volcaniques au-dessus du fond océanique plongeant en l’implantant sur le bord de
la plaque continentale flottante, ainsi qu’un grand amas d’intrusions ignées et
d’éruptions volcaniques se transformant au cœur de la chaîne montagneuse formée
par le plissement et la fissuration.
Les failles se
multiplient surtout le long des bords des chaînes et des séries de montagnes
plissées et certaines d’entre elles sont du type ordinaire, mais la plupart fait
partie des failles dorsales ayant des inclinaisons basses et atteignent des
centaines de kilomètres en poussant devant elles d’énormes blocs de différentes
roches, l’une sur l’autre. Ceci une parmi les meilleures images d’implantation.
Deuxièmement
: Qualification des montagnes d’immobilité
La croûte rocheuse de la
terre est divisée en environ douze grandes plaques, sans compter un nombre de
petites plaques, via un réseau de failles engloutissantes (les engloutissements
terrestres dus aux processus de fissuration de la croûte terrestre). Ce sont des
engloutissements dont la profondeur varie entre 65 et 150 Km. Les plaques
émergent au-dessus d’un ensemble de roches partiellement fondues connu sous le
nom de : marge continentale passive. C’est pour cela que ces plaques rocheuses
glissent sous cette zone avec la rotation de la terre sur elle-même et avec
l’expulsion de milliers de tonnes de magma à travers les failles et les
engloutissements les séparant, surtout ceux se trouvant dans les plaques de la
croûte terrestre qui constituent les fonds de tous les océans de la terre et un
nombre de ses mers. Ces mers s’étendent de plus en plus dans le cadre d’un
phénomène connu sous le nom de phénomène d’extension des fonds océaniques.
Ainsi, les plaques se déplacent en un mouvement dont ne peut ralentir la
violence que les chaînes de montagnes qui maintiennent les continents dans les
fonds des mers et des océans à l’aide des piquets des montagnes qui peuvent
également maintenir un continent dans un autre.
La partie émergente des
montagnes de la surface de la terre n’est en vérité que les sommets issus de
grands blocs de roches qui émergent dans la marge continentale passive, comme
glaciers sur l’eau de l’océan. De ce fait, la qualification par le Saint Coran
des montagnes d’immobiles est une description incroyable, parce que les
montagnes sont immobiles grâce à leurs piquets dans la marge continentale
passive comme le bateau sur la mer, (rawassi) sont les montagnes immobiles et
leur singulier c’est (rassiya).
L’existence des montagnes
avec leurs racines enfoncées dans la lithosphère et émergeant de la marge
continentale passive, diminue la force du balancement de la terre lors de sa
rotation sur elle-même, et rend son mouvement plus régulier et souple tout comme
font les morceaux de plomb mis autour de la carrosserie de la voiture afin de
diminuer sa vibration et réguler son mouvement. Ainsi, la terre est prête à
l’habitation avec ses différentes images de vie.
Troisièmement
: rapport entre la formation des rivières et des sentiers et la formation des
montagnes :
La rivière est une eau
descendant dans un courant limité (à bords connus sous le nom de levées) des
hauteurs dans la direction de la mer, d’un lac intérieur, d’un bassin du désert
ou d’une rivière plus grande.
Les rivières s’alimentent
de l’eau de la mer qui descend des hauteurs terrestres telles que les montagnes,
ou peut tout autant s’alimenter de l’eau des sources, de l’écoulement de l’eau
des réservoirs hydrauliques ou de la fonte des bords des glaciers. Mais
lorsqu’un nombre de lacs se forme dans les hauteurs, leur capacité d’alimenter
les rivières en eau coulante est plus grande.
Une partie de l’eau de la
rivière peut se perdre par évaporation ou fuite vers les réservoirs hydrauliques
souterrains, et c’est la différence entre le volume de l’eau qui alimente la
rivière et l’eau perdue qui gère la poursuite ou l’interruption de l’écoulement
de l’eau dans les courants d’eau.
De ce fait, le Saint
Coran a fait la liaison entre la formation des montagnes et l’écoulement des
rivières dans le verset coranique que nous sommes en train d’étudier et dans
d’autres versets du Saint Coran. Par ailleurs, les courants de rivières font
l’objet, au fil du temps, à une déviation de leurs cours, ou à une
désertification, dépendant des changements climatiques, ou encore à une
transformation de la vitesse d’écoulement d’eau dans son courant qui est liée
également à la moyenne de la tombée du courant et la nature des roches dans
lesquelles il a fendu et la forme de la coupe perpendiculaire du courant. Et
avec la désertification du courant de la rivière ou sa transformation, l’ancien
courant devient un sentier assujetti à l’homme et à l’animal. Et de ce fait, le
Saint Coran a lié l’évocation des rivières et des sentiers, vu que les rivières
sont les plus grands moyens pour fendre des chemins entre les montagnes, les
collines et les plateaux dans les zones aux reliefs terrestres durs.
Conclusion
L’homme a commencé à
rassembler les informations sur ces vérités scientifiques relatives aux
montagnes, aux rivières et aux sentiers d’une façon très lente à travers les
siècles successifs, et n’en a eu une vision correcte qu'au milieu du
19ème siècle et cette vision n’a été achevée qu’au milieu des années
soixante du 20ème siècle. La citation de ces vérités dans le saint
verset, que nous avons abordé, et dans d’autres versets du Saint Coran prouve,
que le Coran est bel et bien l’œuvre d’Allah le Créateur que le faux n'atteint
[d'aucune part], ni par devant ni par derrière, et confirme la prophétie du
Dernier des Messagers et Prophètes Mohammad (BP sur lui) et qu’il a reçu la
révélation du ciel et un enseignement de la part d’Allah le Créateur des cieux
et des terres, qui dit dans Son Livre –ce qui peut être traduit comme
: « Et ceux à qui
le savoir a été donné voient que ce qu'on t'a fait descendre de la part de ton
Seigneur est la vérité qui guide au chemin du Tout Puissant, du Digne de
Louange» (TSC, Sabaa : 6.)
[1] TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran. (NdT)
[2] Basmalah: “Au nom de Dieu, le
Miséricordieux, le très Miséricordieux’ c’est le premier verset du Coran, elle
préface toutes les Sourates du Coran sauf le Chapitre 9.
(NdT)