Ce
verset coranique figure dans le dernier cinquième de la sourate
Adh-Dhâriyât. Il s’agit d’une sourate révélée à La Mecque comptant
60 versets après la basmallah[2].
Les principes de la foi islamique en constituent le thème
principal.
Cette
sourate propose un certain nombre de signes cosmiques attestant de la puissance
créatrice divine, et témoignant que l’auteur de cette création est capable de la
faire disparaître et de la créer à nouveau. De tout temps, la question de la
résurrection a été l’argument des non-croyants qui nient la résurrection. Parmi
les signes cosmiques présents dans cette sourate, on
note :
Chacun
de ces signes mériterait d’être développé en détail, mais nous nous contenterons
ici d’aborder le dernier point mentionné concernant la parité absolue dans toute
la création. Allah (exalté soit-Il) dit :
–ce
qui peut être traduit comme
:
«
Et
de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous
rappellerez-vous?»
(TSC,
Adh-Dhâriyât ‘Qui éparpillent’: 49)
Mais
avant d’entamer notre exposé, il convient de citer brièvement les commentaires
de quelques-uns des grands exégètes anciens et contemporains sur ce
verset.
Allah
(exalté soit-Il) dit : –ce
qui peut être traduit comme
:
«
Et
de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous
rappellerez-vous?»
(TSC,
Adh-Dhâriyât ‘Qui éparpillent’: 49)
Ibn
Kathîr
(qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) mentionne: Allah (exalté soit-Il)
dit : –ce
qui peut être traduit comme
:
«
Et
de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous
rappellerez-vous?»
C’est-à-dire
que toutes les créatures existent en couple : le ciel et la terre, la nuit
et le jour, le soleil et la lune, la terre et la mer, la lumière et l’obscurité,
la croyance et l’incroyance, la mort et la vie, le malheur et le bonheur, le
paradis et l’enfer, et même les animaux et les plantes. C’est pourquoi Allah
(exalté soit-Il) a
dit : –ce
qui peut être traduit comme
:
« Peut-être vous rappellerez-vous?» c'est-à-dire
pour que vous sachiez que le Créateur est unique et n’a pas
d’associé…
Dans
Al-Jalaleïn, (qu’Allah accorde Sa miséricorde à ses auteurs), on
trouve : « Et de toute chose » est lié à
« Nous
avons créé » dans
« Nous avons créé [deux éléments] de couple. » c'est-à-dire
deux catégories comme le mâle et la femelle, le ciel et la terre, le soleil et
la lune, la plaine et la montagne, l’été et l’hiver, le doux et l’aigre, la
lumière et l’obscurité. « Peut-être
vous rappellerez-vous? » (tadhakkaroûn)
avec la suppression de l’une des
deux lettes ‘ta’ de (tatadhakkaroûn), afin que vous sachiez que le créateur des
couples est unique (singulier) et que vous l’adoriez.
Dans
Ŝafowat Al-Bayân li Ma'ânî Al-Qur’ân (qu’Allah accorde Sa miséricorde à
son auteur), on trouve : … « [deux
éléments] de couple »
deux catégories opposées comme la
nuit et le jour, le ciel et la nuit, la droit chemin et l’erreur,
etc.
Les
auteurs de Al-Muntakhab fi Tafssir al-Qu’rân al-Karîm (qu’Allah rétribue
ses auteurs) écrivent : De chaque chose Nous avons créé deux sortes,
formant un couple, afin que vous vous rappeliez et que vous croyiez en Ma
puissance.
Dans
le verset 49 de la sourate Adh-Dhâriyât est énoncée une règle
fondamentale : de toute chose, vivante ou non, ont été créés deux éléments
de couple, c’est à dire qu’Allah (exalté soit-Il) créa toute chose en couple.
Cette parité est un phénomène général propre à toutes les créatures, à tous les
niveaux : depuis les composants primaires de la matière, en passant
par l’être humain jusqu'à chacune des unités de l’univers. Il s’agit d’un signe
de la coordination et de l’harmonie de la création, qui atteste de l’unicité
absolue du Créateur (exalté soit-Il), au dessus de Sa création qui s’est décrit
Lui-même –en
ce qui peut être traduit comme :
« Il
n’y a rien qui Lui ressemble; et c’est Lui l’Audient,
le Clairvoyant. »
(TSC, Ach-Choûrâ ‘La consultation’:
21)
Il
s’est décrit également dans la sourate Al-‘Ikhlâs, où Il ordonne au dernier des
prophètes et messagers (BP sur lui), ainsi qu’à tous les croyants de tout temps
et de toute origine, de répéter–ce
qui peut être traduit comme :
«
Dis: «Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous
désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui». »
(TSC,
Al ‘Ikhlâs ‘Le monothéisme pur’ :1-4)
La présence de deux éléments d’un couple
dans toute chose dans la création atteste de l’unicité du Créateur (exalté
soit-Il). On
la retrouve à tous les niveaux:
1-
Chez
les créatures vivantes, les hommes, les animaux et les
végétaux.
2-
Dans
les cellules reproductrices mâles et
femelles.
3-
Dans
les spermatozoïdes contenant soit un chromosome sexuel masculin, soit un
chromosome sexuel féminin.
4-
Dans
les chromosomes présents dans les noyaux des cellules
vivantes.
5-
Dans
les gènes, support de l’hérédité,
présents sur chaque chromosome.
6-
Dans
la structure de l’acide nucléique.
7-
Dans
les liaisons des quatre bases azotées dont sont composés les barreaux d’échelles
de la molécule l’ADN
8-
Dans
les liaisons des molécules de sucre ribose (molécules organiques) avec les
molécules de phosphate (molécule non organique) qui forment la paroi de la
molécule d’ADN.
9-
Dans
la structure des acides aminés qui existent sous deux configurations, lévogyre
et dextrogyre.
10-
Dans
la structure des protéines et des
antiprotéines.
11-
Dans
les ions avec l’existence d’ions positifs, les cations, et d’ions négatifs, les
anions.
12-
Dans
l’atome dont le noyau est porteur d’une charge positive, et dont les électrons
sont porteurs d’une charge négative
13-
Entre
les particules élémentaires de la matière et les antiparticules, c'est-à-dire
entre l’existence et le néant.
14-
Entre
les briques élémentaires de la matière et leurs opposés c'est-à-dire entre
l’existence et le néant.
15-
Entre
la matière et l’antimatière, c'est-à-dire entre l’existence et le
néant.
16-
Entre
les charges d’énergie positives et négatives
17-
Entre
la matière et l’énergie qui sont deux aspects d’une même réalité, dont l’essence
est une, indiquant l’unicité du glorieux
Créateur.
Et
l’on peut encore méditer ainsi à l’infini pour constater la parité partout dans
l’univers, au niveau microscopique comme au niveau macroscopique. Il apparaît
ainsi clairement que l’unicité absolue est le monopole exclusif du Créateur. Il
ne partage cette unicité avec nul autre. Lui qui est l’Unique,
le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a
pas été engendré, et nul n’est égal à Lui.
Chacun
des aspects de cette parité pourrait faire l’objet d’un article, mais je vais me
contenter d’en exposer quelques exemples dans les lignes qui suivent :
Les
hommes et les animaux se reproduisent par accouplement entre un mâle et une
femelle. On parle de reproduction sexuée et en général, le mâle et la femelle
sont deux êtres distincts. Cependant chez certains animaux primitifs, on trouve
des cellules mâles et des cellules femelles chez un même individu qui échange
alors ses cellules mâles avec un autre individu. Lors de la reproduction sexuée,
la fécondation peut avoir lieu à l’intérieur du corps ou à l’extérieur. Quant
aux organismes animaux plus primitifs, ils se reproduisent par scissiparité ou
par bourgeonnement ou encore par fragmentation, régénération ou parthénogenèse
(c'est-à-dire sans fécondation). Et tout ceci est connu sous le nom de
reproduction asexuée. Il arrive qu’un même animal change de type de reproduction
(sexuée et asexuée) au cours de sa vie.
D’après
notre connaissance de l’existence de deux éléments de couple dans les briques
élémentaires de la matière ainsi que dans les particules élémentaires, nous
pouvons affirmer que le principe de la parité est effectivement réalisé d’une
certaine façon dans la reproduction asexuée.
Chez
les végétaux, l’existence de deux éléments de couple apparaît clairement chez
les plantes à fleurs dont le nombre d’espèces s’élève au moins à 250 000
espèces. Leurs fleurs, qui proviennent de l’ouverture des bourgeons, portent les
organes de reproduction. Il s’agit des cellules mâles et femelles, les gamètes,
présents soit dans une même fleur, soit dans des fleurs différentes d’une même
plante. Il existe aussi des plantes mâles et des plantes
femelles.
La
fécondation des plantes à fleurs aboutit à la production de graines contenant
l’embryon d’une nouvelle plantule, ainsi qu’une réserve de nutriments déterminée
par le Créateur. Les graines sont généralement conservées dans un fruit, et dans
certains cas, les graines sont elles-mêmes le fruit.
Quant
aux plantes qui ne produisent pas de fleurs, elles se reproduisent de deux
façons : par reproduction sexuée et par reproduction asexuée, en deux
étapes d’un même cycle appelé le cycle d’alternance des générations. Lors de la
première étape, la plante produit des gamètes mâles et femelles. Les gamètes
mâles se séparent pour se déplacer en milieu aqueux et rejoindre un gamète
femelle qui sera fécondé. Lors de la deuxième étape, la plante produit les
cellules reproductrices appelées les spores qui se dispersent à maturité, et
produisent d’autres plantes dans des milieux favorables.
Le
Créateur (exalté soit-Il) a donné au corps du mâle ayant atteint la puberté, la
faculté de produire des cellules sexuelles mâles appelées spermatozoïdes. De
même que la femelle produit des ovules à partir de la puberté. La fusion de ces
deux gamètes mâle et femelle produit une goutte de sperme mélangée qui, une fois
implantée dans la paroi utérine, commence à se diviser régulièrement par la
volonté divine pour donner naissance à un
nouveau-né.
Chaque
spermatozoïde contient un chromosome sexuel, soit un chromosome X féminin, soit
un chromosome Y masculin. L’ovule contient le chromosome féminin X, tandis que
le spermatozoïde contient soit le chromosome masculin, soit le chromosome
féminin. Si l’ovule est fécondé par un spermatozoïde contenant un chromosome Y,
on obtiendra un fœtus mâle, et s’il est fécondé par un spermatozoïde contenant
un chromosome X, on obtiendra un fœtus femelle, selon la volonté
divine.
Ainsi
si l’ovule et le spermatozoïde constituent les deux éléments d’un couple, on
constate qu’à l’intérieur du spermatozoïde existent aussi deux éléments de
couple.
Les
chromosomes sont présents dans les noyaux cellulaires et ont l’aspect de fils
enchevêtrés de chromatine. Ils donnent au noyau l’aspect d’un canevas, ou un
aspect granuleux. Ces chromosomes sont en grande partie composés d’acide
désoxyribonucléique (ADN) qui porte le matériel génétique de la cellule, ainsi
que d’un certain nombre de protéines en proportions à peu près égales.
Chaque chromosome (dont le nombre est l’un des
facteurs déterminant l’espèce) est composé de deux filaments fixés entre eux en
un point minuscule appelé centromère. Le centromère est situé en un point précis
sur chaque chromosome, parfois proche du milieu des deux chromosomes, mais le
plus souvent au voisinage de l’une de ses extrémités. Ainsi l’existence des
chromosomes en paires, est un nouvel exemple remarquable de la parité présente
partout dans la création.
Les
gènes sont repartis sur chacun des chromosomes sous forme de fragments d’ADN. Et
là aussi il y a de façon évidente parité, puisque pour un gène provenant du père
du fœtus, il y en a un autre provenant de sa mère.
6,
7 et 8. La parité dans la structure moléculaire de l’ADN, dans la structure de
ses parois et dans les barreaux d’échelle de sa double
hélice :
Chaque
molécule d’ADN a une structure en double hélice (structure ressemblant à une
échelle de corde torsadée). La
parité y apparaît sur ses deux côtés formés de molécules de sucre appelées
désoxyribose et de molécules de phosphate. La parité est aussi présente au
niveau des barreaux de cette «échelle de corde torsadée»: chaque
barreau est composé d’une paire de bases azotées qui sont au nombre de
quatre : l’adénine A, la thymine T, la guanine G, et la cytosine C. Les
deux premières (A et T) sont liées pour former une paire, et les deux dernières
(G et C) également. Ainsi chaque
paire forme un barreau de l’échelle d’ADN. Chaque barreau est ainsi composé de
deux nucléotides formés chacun d’une base azotée soutenue par une paire de sucre
et de phosphate. Ceci vient à nouveau confirmer la parité présente dans la
création au niveau macroscopique comme au niveau
microscopique.
9
et 10. La parité dans la structure des acides aminés et des
protéines :
Les
acides aminés constituent l’unité fondamentale des diverses molécules
protéiniques dont est composée toute créature
vivante.
Les
acides aminés sont des acides gras qui sont généralement facilement solubles
dans l’eau. A l’état cristallisé, ils ont une activité optique due à leur
structure moléculaire comprenant sur l’atome de carbone, quatre groupements
différents : un groupe amino NH2, un groupe carboxyle COOH, un
groupe acide R, et un atome d’hydrogène H. La molécule ne possède donc pas de
symétrie, et ses groupements autour de l’atome de carbone peuvent bouger et
échanger leurs positions. Le groupe amino peut donc prendre des positions
différentes par rapport au groupe carboxyle. Puisque la molécule d’acide aminé
ne comporte pas de symétrie, chaque molécule d’acide aminé peut exister sous
deux configurations, l’une faisant tourner le plan de polarisation de la lumière
vers la droite (on parle alors de molécule dextrogyre) et l’autre vers la gauche
(molécule lévogyre). Or on a constaté que les acides aminés présents dans toutes
les créatures vivantes, (végétales, animales et humaines) sont du type
lévogyre. Lorsque la créature
meurt, les acides aminés lévogyres présents dans ses restes se mettent à
réarranger leurs atomes à l’intérieur de la molécule pour se transformer en
molécules dextrogyres en proportion donnée, de sorte que les deux configurations
atteignent des proportions égales. Ce mélange obtenu est optiquement inactif. On
l’appelle mélange racémique, et il constitue un exemple de parité dans le monde
microscopique.
La
proportion des deux configurations dextrogyre et lévogyre d’un acide aminé dans
les restes d’une plante, ou d’un animal, ou d’un homme, peut servir à déterminer
la date de sa mort avec une grande précision.
On
connaît vingt acides aminés différents participant à la structure des protéines,
et chacun d’entre eux existe dans deux configurations. En liant ces vingt acides
aminés, on peut construire plus d’un million de protéines différentes. La
cellule vivante dans le corps humain a la capacité de produire 200 000
différentes sortes de protéines et chacune de ces protéines peut avoir une
configuration dextrogyre ou lévogyre. C’est la configuration lévogyre qui est
présente chez toutes les créatures vivantes.
De
même que les nucléotides, les plus petites unités d’ADN et d’ARN sur les
chromosomes, existent sous deux configurations lévogyres et dextrogyres. Chez
toutes les créatures vivantes, c’est la forme dextrogyre qui est présente.
De
surcroît, chaque protéine a son
antiprotéine, et tout corps composé de protéines a un anticorps. De plus il
existe des protéines constructrices et des protéines
destructrices.
11
à 17. La parité dans la matière et dans ses
composés :
La
parité est apparente dans les composants de la matière constitués d’ions chargés
positivement, les cations, et d’ions chargés négativement, les anions.
De
même qu’elle apparaît dans la composition de l’atome comprenant un noyau chargé
positivement, tandis que les électrons qui tournent autour du noyau portent une
charge négative.
On
sait aujourd’hui que la matière est constituée d’une trentaine de catégories de
briques fondamentales qui ont toutes un double : pour chaque particule
élémentaire de la matière, il existe une antiparticule. De même qu’il existe la
matière et l’antimatière. Lorsqu’une particule et son antiparticule se
rencontrent, elles s’annihilent mutuellement car elles n’existent plus sous
forme de matière mais se transforment en énergie qui annonce l’anéantissement de
la matière. C’est de là que proviennent l’existence et le néant. On peut ainsi
avoir création à partir du néant, c'est-à-dire une création sans qu’il y ait de
matière au départ, ainsi qu’un retour au néant. Et seul Allah (exalté soit-Il),
le Créateur en a le pouvoir. De même l’énergie a, sous toutes ses formes, une
énergie correspondante opposée : le positif et le négatif en électricité,
le dipôle magnétique (pôle nord et pôle sud). Même la lumière présente une
dualité évidente puisqu’elle se propage parfois sous forme ondulatoire et
parfois sous forme corpusculaire.
On
a également constaté que la matière et l’énergie sont deux aspects d’une même
réalité dont l’essence unique atteste de l’unicité du Créateur (exalté soit-Il).
L’existence des briques élémentaires de la matière en paire, et leur
transformation en énergie en paires également, ainsi que la possibilité de
retransformer l’énergie en matière, confirme la création de l’univers à partir
du néant et la possibilité de son anéantissement.
Ainsi
la parité est présente dans tous les aspects de la création, de l’infiniment
petit à l’infiniment grand. De sorte que l’unicité absolue est exclusivement le
propre du Créateur au dessus de Sa création. De même, l’unité de structure
observée dans la création confirme l’unicité du Créateur (exalté
soit-Il).
Toute
particule de l’atome possède une antiparticule. Ces particules et leurs
antiparticules constituent la matière et l’antimatière. Les antiparticules
possèdent toutes les propriétés des particules inversées, charge électrique,
magnétisme, spin. Et ces particules et antiparticules ne peuvent coexister au
même endroit sans s’annihiler.
Gloire
à Celui qui créa toute chose en
couples, attestant ainsi qu’Il est le Seigneur, et qu’Il a le monopole exclusif
de l’unicité absolue au dessus de ses créatures. Gloire à Lui qui créa la
matière et l’antimatière, l’énergie et l’énergie opposée correspondante, en même
quantité et en même temps, afin de nous montrer la création à partir du néant,
et la possibilité de l’anéantissement.
Gloire
à Lui qui a séparé la matière de l’antimatière, afin qu’existe cet univers
vaste, à la structure minutieuse, au mouvement parfait, où tout est réglé à la
perfection, et où tout est bâti selon un modèle unique, qui atteste de l’unicité
de Dieu. Gloire à Lui qui retient l’antimatière jusqu'à ce que, par Sa volonté,
l’univers disparaîtra lorsqu’Il rassemblera matière et antimatière par Son
ordre. De même que par Sa volonté, Il peut ressusciter toute chose en séparant
la matière de l’antimatière. Lorsqu’Il décide une chose, Il dit seulement:
«Sois», et elle est aussitôt.
Gloire
à Lui qui imposa cette vérité et dit :
–ce
qui peut être traduit comme
:
«
Et
de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous
rappellerez-vous?»
(TSC¹, Adh-Dhâriyât ‘Qui éparpillent’: 49)
Voila
donc une vérité que la science n’a commencé à entrevoir qu’au cours des
dernières décennies du vingtièmes siècle, et qui figure dans le Coran révélé au
dernier des prophètes et messagers il y a 1 400 ans. Il ne subsiste donc aucun
doute sur le fait que le Saint Coran est la parole divine, la parole du
Créateur.
De même que ceci confirme la véracité de la prophétie et du message du dernier
des messagers Mohammed Ibn ‘Abdillah. Que les prières et les saluts soient sur
lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur ceux qui ont suivi sa voie
et qui ont invoqué Dieu comme lui, jusqu’au jour du jugement dernier.
Louanges à Dieu
Seigneur de l’univers.
[1] TSC :
Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus
connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace
nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint
Coran.
(NdT)
[2] Formule
qui débute toutes les sourates exceptée la 9ème
(NdT)